Un livre de Bernard Leveneur

L'histoire de Stella Matutina retranscrite dans un ouvrage

  • PubliĂ© le 20 mai 2025 Ă  11:04
  • ActualisĂ© le 20 mai 2025 Ă  14:34
Stella Matutina dans les années 1990

Dix ans après la fin des travaux du musée Stella Matutina, un livre qui retrace l'histoire du lieu a été publié le 14 mai 2025. Dans cet ouvrage, rédigé par Bernard Leveneur, directeur du musée, les photos historiques et les récits se mêlent pour faire (re)découvrir l’histoire de la main-d’œuvre, des techniques sucrières, les liens entre les sucreries et la vie quotidienne. (Photo photo RB/www.imazpress.com)

"Ce livre présente à la fois le musée, son contenu, ses collections…Mais au-delà de cela, il est en lien avec l'histoire de La Réunion", souligne Bernard Leveneur. "Le contenu du musée présente l'histoire économique, l'histoire sociale… Nous l'avons retranscrit à travers ce livre", abonde-t-il.

- 141 pages pour retracer l'histoire de Stella Matutina -

Au fil des 141 pages, les récits sur la découverte de la canne, les iconographies, les portraits des engagés, les images du changement du paysage se succèdent. Des images que l'on retrouve, pour certaines, pour la première fois dans un ouvrage.

"L'idée est d'offrir au public réunionnais et au public du musée un livre qui présente le lieu et son histoire. Mais au-delà du catalogue, c'est un livre sur l'histoire de La Réunion", avance le directeur du musée.

Il aura fallu deux ans pour compléter ce livre. C'est suite à la présentation d'un autre ouvrage que l'idée de l'œuvre a germé. "En dialoguant avec la fondation Clément, nous avons réfléchi à comment collaborer, et n'ayant pas de catalogue pour le musée, nous avons décidé de nous lancer", se rappelle Bernard Leveneur.

"Toute l'équipe du musée avait déjà compilé des informations, des ouvrages. La matière a été disponible assez rapidement, il a ensuite fallu la retranscrire. Cela a été fait en équipe", détaille l'auteur.

- Un musée à la gloire de l'industrie sucrière de La Réunion -

Le musée Stella Matutina, installé depuis 1991 dans l’ancienne usine sucrière du même nom, évoque dans le parcours permanent de ses collections l’histoire du peuplement de l’île, celle de l’agriculture et de l’industrie sucrière, de la société issue de l’économie de plantation.

"Cette déambulation met en lumière les particularités culturelles et économiques de La Réunion, issues de ces histoires croisées.
Les collections évoquent pêle-mêle l’histoire de la main-d’œuvre, des techniques sucrières, les liens entre les sucreries et la vie quotidienne avec des ensembles faisant appel à la mémoire des Réunionnais comme la reconstitution d’une "boutik sinwois" ou un monumental "car courant d’air", élément majeur de la salle évoquant le "tan lontan"", souligne le musée.

Objets insolites, documentation iconographique, vestiges industriels, témoignages des anciens travailleurs et documents d’archives sont à découvrir au musée de Stella Matutina.

Ce livre, édité par les Éditions Hervé Chopin, est le fruit d’un partenariat entre le musée Stella Matutina et la Fondation Clément.

as/www.imazpress.com/[email protected]

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3 Commentaires
Jean Claude Comorassamy
Jean Claude Comorassamy
9 mois

Bonjour M. LEVENEUR,

Sincères félicitations pour votre nouvel ouvrage sur Stella dont le musée qui est apparu dernièrement.
Bravo aussi pour cet époustouflant voyage "dan tan lontan" que vous nous invitez à plonger. Vous marquez ici vos empreintes dans ce lieu historique que trop peu connaisse encore.
L'héritage de nos ancêtres méritait cette attention singulière, de plus avec les sublimes photos, témoignages…Histoires et mémoire ne seront pas oubliées grâce à votre livre et souhaite un plein succès.

MERCI BEAUCOUP MONSIEUR LEVENEUR POUR NOS ANCIENS.
A bientĂ´t

Jean Claude Comorassamy

Zerbabouc
Zerbabouc
9 mois

La fondation Clément appartient à qui ? C'est la surprise quant on connaît l'histoire ! Malgré tout, la mémoire est scellée dans un ouvrage..Trop peu de témoignages...

Ded
Ded
9 mois

la fondation clément appartient au groupe Hayot , hé oui! Choquant ? Non , ce qui est choquant c'est que nos collectivités ne s'intéressent pas assez à l'histoire locale ( sauf quand ça peut servir les intérpêts de certains chefs de file...)