Prix des carburants : la préfecture justifie cette hausse en raison "de la diminution de l’offre et d’une demande toujours forte"

  • Publié le 29 mars 2026 à 15:22
  • Actualisé le 29 mars 2026 à 15:32
SRPP

Ce vendredi 27 mars 2026, le préfet de La Réunion a dévoilé la hausse "importante" des prix des carburants. 1,96 euro le litre de sans-plomb, 1,77 euro le litre de gazole au 1er avril. Alors que la population a l'impression de devoir toujours passer à la caisse, la préfecture a tenu à clarifier ces tarifs. "L’origine du pétrole consommé à La Réunion garantit la sécurité de son approvisionnement mais ce pétrole n’échappe pas à l’augmentation du prix qui touche cette matière première partout dans le monde, en raison de la diminution de l’offre et d’une demande toujours forte", précise l'État (Photos : Richard Bouhet/www.imazpress.com)

"Les prix du pétrole dépendent des marchés internationaux. En effet, comme il y a moins de pétrole disponible sur le marché mondial en raison de la crise au Moyen-orient, le pétrole disponible sur le marché est plus demandé", explique la préfecture.

"Autant de demande, moins d’offre = c’est mécanique, le prix du pétrole sur le marché mondial augmente, et aucun pays n’échappe à l’augmentation des prix", précisent les services de l'État.

La préfecture citant l'exemple des États-Unis pour imager sa décision. "Dans ce pays producteur de pétrole de schiste, les prix connaissent également aussi une hausse importante, malgré une plus faible dépendance aux importations."

En conclusion, "l’origine singapourienne du pétrole consommé à La Réunion garantit donc la sécurité de son approvisionnement, un point positif. Néanmoins, ce pétrole n’échappe pas à l’augmentation du prix qui touche cette matière première partout dans le monde, en raison de la diminution de l’offre et d’une demande toujours forte".

- Une hausse de plusieurs centimes pour les carburants à La Réunion -

Au 1er avril 2026, le sans-plomb prend 42 centimes et passe à 1,96 euro (contre 1,54 en mars), le gazole augmente de 52 centimes et sera vous coûtera 1,77 euro le litre à la caisse (contre 1,25 euro en mars).

Durant un temps "La Réunion fut protégé par le système de prix administrés à La Réunion, fixant le cadre des tarifs des carburants dans l'île". Un mécanisme "sous l'autorité du préfet, qui garantit, qu'il n'y a pas d'abus et d'augmentation des marges des distributeurs et importateurs", a déclaré Patrice Latron.

À l'heure où le conflit au Moyen-Orient dure, "les cotations internationales percutent le monde entier et La Réunion également". Cette hausse des prix "n'est pas le fait de décisions locales mais l'application stricte des évolutions sur les marchés", précise-t-il.

Lors de la conférence de presse, Philippe Collowald, vice-président de la SRPP a pourtant assuré qu'à ce jour "notre logistique d'approvisionnement continue avec un stock de deux mois de conservation en plus des navires qui continuent à arriver".

Un prix que La Réunion n'avait pas connu depuis 2022, lors de la crise en Ukraine. Le sans-plomb avait alors grimpé à 1,96 euro.

Lire aussi - Monsieur le préfet, pourquoi les Réunionnais devraient, une fois de plus, payer le prix fort pour (sur)vivre

- Des mesures d'aides annoncés pour certains professionnels de la route -

Face à cette hausse des prix des carburants, le gouvernement a annoncé la mise en place de plusieurs dispositifs d'aides de soutien immédiat à la trésorerie au bénéfice de certaines filières économiques. 

Parmi ces aides, le report de cotisations sociales. "Un délai de paiement sans frais ni majoration sera accordé aux entreprises qui en feront la demande à leur URSSAF", indique la préfecture.

Est prévu, un "étalement des échéances fiscales. Les entreprises peuvent demander un étalement de leurs échéances fiscales auprès de leur direction départementale des finances publiques", précisent les services de l'État.

Le gouvernement annonce également la "mise en place de prêts de court terme exceptionnels par Bpifrance, pour venir en appui à la trésorerie des TPE les plus exposées à la hausse des prix du carburant".

Les aides annoncées, dévoilées par la préfecture à Imaz Press, ont pour vocation de "soutenir les organisations professionnelles dont les entreprises sont particulièrement impactées par l'augmentation des prix des carburants".

ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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8 Commentaires
Princearabie
Princearabie
6 heures

Bande d'escrocs que vous êtes à la préfecture ! Évidemment vous vous roulez dans des voitures de fonction avec la carte gazoil qui va avec et ce ..gratis ! Ou du moins payé par nos impôts !! Inadmissible !! 😡

Didier
Didier
7 heures

"Diminution de l'offre", donc pénurie... Alors que, quelques jours auparavant, le ministre de l'économie, Roland Lescure, nous assurait qu'il n'y' avait pas de problème d'approvisionnement en carburants en France !

Ils nous prennent vraiment pour des billes et sont prêts à tout pour justifier la spéculation sur ces produits, c'est à dire pour couvrir le racket que les compagnies pétrolières s'apprêtent à commettre au détriment de la population !

974
974
11 heures

Avec de tels arguments bidons, on comprend pourquoi il y a des gens qui votent pour la dynastie Vira.
Il ne faut pas tomber dans le piège.

achtung
achtung
12 heures

les pompiste n'ont qu'à payer la différence ces vampires.

Missouk
Missouk
13 heures

Mr le préfet nous enfume, les transporteurs vont à nouveau tout bloquer, et tout le monde sera dans la mouise!

Emmanuel
Emmanuel
13 heures

C'est inadmissible

SARDA
SARDA
14 heures

Comme le des aliments M. Le préfet ? Les descendants des esclaves ont toujours été des vaches à lait, pourquoi changer ? Laissez toujours les gros s'engraisser sur le dos des plus fragiles. Merci beaucoup M. Le préfet.

Julie
Julie
10 heures

Toujours tout ramener à "les descendants d'esclaves"
Ailleurs c'est la même chose avec les augmentations : essence, alimentation, transport,....
La victimisation perpétuelle est pénible à force. On a l'impression qu'on ne sait faire que ça, se plaindre