À partir de ce lundi 26 janvier 2026, la cour criminelle de La Réunion examine le dossier d'un ancien éducateur de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de Saint-Pierre. L'homme de 57 ans est accusé de viol commis sur mineur de moins de 15 ans et agression sexuelle imposée a un mineur de 15 ans sur des jeunes en difficulté qu'il accompagnait. Le verdict est attendu ce mercredi. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle (Photo : sly/www.imazpress.com)
Le mardi 23 septembre 2025, l'homme avait comparu devant la chambre de l’instruction de Saint-Denis. Mis en accusation pour viol et agression sexuelle sur quatre jeunes qui lui avaient été confiés, il est détenu provisoirement depuis juillet 2023.
- Quatre plaintes, des versions contrastées -
L’affaire a éclaté lorsque quatre jeunes hommes ont déposé plainte. Tous étaient suivis dans le cadre de la PJJ et placés sous la responsabilité de l’éducateur. Les témoignages divergent, mais tous décrivent une relation marquée par l’ascendant de cet éducateur.
L’intéressé a reconnu certains contacts sexuels, tout en contestant d’autres. Les auditions ont permis de préciser les lieux, les circonstances et la nature des faits reprochés.
Pour certains plaignants, la relation s’est nouée dans un climat d’emprise, l'éducateur profitant de son rôle pour franchir les barrières. D’autres, plus fragiles, évoquent des situations où ils se sont sentis contraints. Certaines victimes sont en situation de handicap.
- Un homme qui ne se remet pas en question -
Petit, mal rasé, pas coiffé, vêtu d’un pull marron trop grand pour lui, l'homme est apparu "l’air absent" devant les magistrats et n'a pas souhaité s'exprimer. Psychologues et psychiatres mandatés dans le cadre de l’instruction ont dressé un portrait inquiétant.
Ils évoquent une personnalité "curieuse", marquée par des penchants sexuels déviants et une absence de remise en question. Pour eux, une prise en charge s’impose.
Lors des investigations, l’accusé a expliqué voir dans cette procédure une "volonté du ministère de la Justice de s’en prendre à ses fonctionnaires". Une déclaration perçue comme révélatrice d’un déni. "Il a franchi toutes les barrières, profitant de son ascendance pour apprivoiser puis abuser de mineurs", a martelé l’avocate générale, soulignant son manque d’empathie.
www.imazpress.com/[email protected]

Horrible ce qui s'est passé.
Ces éducateurs , ils n ont pas de bilan psy avant recrutement et de suivi pour savoir s'ils ne développeraient pas des déviances au contact de jeunes en galère par emprise ? C'est fou ça qd même .
Je suis moi même Éducateur spécialisé de formation....Je me souviens de percevoir l'habilitation PJJ comme sacralisée pour la Protection des Mineurs..
Cet exemple devrait faire bouger les choses concernant la formation, l'habilitation PJJ, le suivi des professionnels par des psychologues extérieurs à la PJJ...
Les cordonniers sont hélas souvent les plus mal chaussés...
A relire " Éducateurs Inadaptés ' de Régis Lapauw....