La victime avait 6 ans

Viols incestueux présumés : la détention du ti père prolongée en attendant son procès

  • Publié le 8 juillet 2025 à 16:44
  • Actualisé le 8 juillet 2025 à 18:20
Justice magistrats

Mis en examen pour des viols aggravés sur sa belle-fille mineure, Alexandre* restera en détention provisoire jusqu’à son procès devant la cour criminelle. La chambre de l’instruction de Saint-Denis a statué ce mardi 8 juillet 2025 sur le maintien de son incarcération, estimant que les garanties de représentation sont inexistantes et que le risque de réitération demeure élevé (Photo d'illustration rb/www.imazpress.com)

Les faits présumés remontent à la période 2019–2023. La victime, une fillette issue d’une précédente union de la compagne d’Alexandre, avait entre 6 et 10 ans au moment des agressions et des viols. Le mis en examen vivait alors avec la mère de l’enfant depuis trois ans et avait eu un enfant avec elle.

- Des éléments médicaux et psychiatriques concordants -

C’est en mai 2023 que la parole se libère. La fillette se confie d’abord à une cousine, puis à sa grand-mère et à un médecin généraliste avant le dépôt d'une plainte. Elle décrit des "jeux" imposés par Alexandre, les yeux bandés, lors desquels elle subissait des attouchements, était exposée à des films pornographiques, et contrainte à pratiquer des actes sexuels.

Les déclarations de la victime ont été jugées cohérentes. Un examen gynécologique a révélé des lésions compatibles avec des pénétrations. Les médecins ont également constaté un traumatisme psychologique profond.

Devant les enquêteurs, Alexandre a reconnu les attouchements et les fellations, tout en niant toute tentative de pénétration. Il avait déjà été mis en cause dans une affaire similaire, classée sans suite à l’époque, comme l’a rappelé le président de la chambre lors de l’audience.

- Aucune solution d’hébergement possible -

Les expertises psychiatriques concluent à l'immaturité émotionnelle du mis en cause, une attirance sexuelle pour les mineurs, et à des violences qualifiées d’"opportunistes", sans pathologie mentale avérée.

Me Marius Rakotonirina, avocat de l'intéressé, a déploré que son client ne dispose d’aucune solution d’hébergement en cas de remise en liberté. "Aucune personne de son entourage n’a accepté de se porter garante". Alexandre, vêtu d’un survêtement blanc, a peiné à retenir ses larmes à ces mots.

La cour a donc ordonné sans surprise la prolongation de la détention provisoire de l'intéressé. Le procès devant la cour criminelle devrait se tenir dans les prochains mois. L’homme encourt jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle.

is/www.imazpress.com/redac@ipreunion.com

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