Rapport de la Cour des Comptes

Des réseaux d'eau obsolètes et une déchetterie saturée dans le sud

  • Publié le 14 octobre 2017 à 12:49
  • Actualisé le 14 octobre 2017 à 12:54
eau

Dans son dernier rapport sur les finances publiques locales, la Cour des Comptes a listé les bons et mauvais points concernant les réseaux d'eau et d'assainissement ainsi que la problématique des déchets dans les collectivités d'Outre-Mer. À La Réunion, l'obsolescence des réseaux a notamment été pointée du doigt. Concernant la problématique des déchets, l'institution regrette que la Civis n'ait pas lancé la création d'un nouveau site de traitement, pour pallier la saturation de celui situé près de la Rivière Saint-Etienne.

Si les réseaux d’eau et d’assainissement sont établis depuis longtemps à La Réunion, ils nécessitent aujourd’hui des investissements de renouvellement. Ces derniers sont attendus pour "remédier à une obsolescence importante des réseaux mettant en péril la continuité et la pérennité du service". L’institution regrette que "la mise en œuvre des opérations se heurte toutefois fréquemment à des problèmes de préfinancement".

Sur la consommation individuelle d’eau, La Réunion se distingue de ses semblables d’Outre-Mer. Si elle est particulièrement importante, l’impact sur le budget des ménages est néanmoins contrebalancé par des prix très bas, affirme la Cour des Comptes. Soulignant cependant que, même si ce contexte est "globalement plus favorable que dans les autres départements d’outre-mer", certaines communes telles que Le Tampon, Sainte-Suzanne ou Cilaos "n’ont pas procédé aux équipements de traitement nécessaires". Une étape obligatoire "pour garantir la délivrance d’une eau de qualité sanitaire satisfaisante durant les fréquents épisodes de fortes pluies occasionnant des turbidités". Autrement dit, lorsqu’il pleut, difficile d’avoir de l’eau potable au robinet.

- Une déchetterie saturée dans le sud -

En ce qui concerne la gestion des déchets, le rapport pointe une insuffisance d’investissements du coté de la Civis (Communauté intercommunale des villes solidaires du sud)." L’installation de stockage des déchets de la Rivière Saint-Etienne est arrivée à saturation en 2005 mais son exploitation s’est poursuivie après agrandissement et sa fermeture a été plusieurs fois reportée" note la Cour des Comptes qui estime que "la nécessité de créer un nouveau site de traitement est donc connue de longue date". En rajoutant une couche ensuite : "Le projet est estimé à 150 millions d’euros sans que la CIVIS puis le syndicat qui en assure la gestion depuis 2014 aient retenu dans leurs programmes d’investissement une contribution à ce titre".

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