Des sénateurs socialistes et Républicains ont adressé un recours au Conseil Constitutionnel à propos de la loi Asile et Migration votée à l'Assemblée Nationale le 27 juillet 2018, loi qui limite le droit du sol à Mayotte. Ils estiment le texte contraire au principe d'indivisibilité de la République et d'égalité entre les citoyens.
Les sĂ©nateurs contestataires estiment que " ce texte Ă©laborĂ© dans la prĂ©cipitation et sans diagnostic des rĂ©formes prĂ©cĂ©dentes nâa pas rĂ©ussi Ă faire la dĂ©monstration ni de son utilitĂ© ni de son efficacitĂ© pour rĂ©pondre aux dĂ©fis migratoires ". Comme le rapporte notre confrĂšre France Mayotte matin dans son Ă©dition du 10 aoĂ»t 2018, les Ă©lus qui ont saisi le Conseil constitutionnel ont soulignĂ© que cette loi prĂ©sente dâimportants reculs des droits des Ă©trangers et des demandeurs dâasile. " Nous rejetons lâidĂ©e selon laquelle la rĂ©duction des dĂ©lais devrait nĂ©cessairement sâaccompagner dâune rĂ©duction des droits ", ont-ils prĂ©cisĂ©, ajoutant quâils " sâopposent globalement Ă la rĂ©duction des droits qui caractĂ©rise ce texte ".
Les principaux points de crispation
Parmi les points signalĂ©s au Conseil constitutionnel, la remise en cause des rĂšgles dâacquisition de la nationalitĂ© Ă Mayotte qui selon eux est contraire aux principes dâindivisibilitĂ© de la RĂ©publique et dâĂ©galitĂ© entre les citoyens, le refus " clair et dĂ©ternminĂ© " Ă la rĂ©tention des mineurs, soulignant que 4000 mineurs sont placĂ©s en rĂ©tention chaque annĂ©e Ă Mayotte. Les sĂ©nateurs opposĂ©s Ă la loi Ă©voquent aussi le recours Ă uune vidĂ©o-audience sans le consentement de lâintĂ©ressĂ©, la notification des obligations de quitter le territoire français en dĂ©tention, lâimposition dâun lieu de rĂ©sidence aprĂšs une obligation de quitter le territoire français, ainsi que lâallongement de la durĂ©e de rĂ©tention.
Pour mĂ©moire, la loi Asile et Migration votĂ©e Ă lâAssemblĂ©e Nationale le 27 juillet 2018 avec 100 voix favorables et 25 contre prĂ©voit la limitation du droit du sol sur lâĂźle de Mayotte aux seuls enfants dont au moins un des deux parents sĂ©journait de maniĂšre rĂ©guliĂšre sur lâĂźle depuis plus de trois mois avant la naissance.
Lire aussi : Mayotte : l'Assemblée Nationale approuve la limitation du droit du sol

Ces sĂ©nateurs ont cas mettre ces individus chez eux et ils changeront vite dĂąâŹâąavis. DĂ©gradations / saletĂ© / errance infantiles. Liste non exhaustive...