Le jeudi 3 mars 2021, le comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié les résultats de 13 années d'évaluations et d'analyses menées sur la faune et la flore de Métropole et des Outre-mer. Lancé en 2008 par l'UICN et l'unité mixte de service PatriNat, ce projet scientifique intitulé "Liste rouge" dresse "l'inventaire des espèces végétales et animales menacées en France, ainsi que le degré de menace pesant sur ces espèces" indique l'UICN. Les chiffres ne sont pas bons puisque une menace grave pèse sur plusieurs espèces de poissons, de reptiles et de mammifères. Dans ce cadre, l'un des objectifs de cette liste est de "disposer d'une base scientifique pour identifier les priorités et agir pour protéger les animaux et végétaux menacés" précise le comité. Ce travail réalisé en collaboration avec un large réseau d'experts et de nombreuses organisations locales, a alors permis d'évaluer la situation actuelle de la biodiversité à La Réunion. (Photo : rb/www.ipreunion.com)
Avec un tiers des espèces de poissons d'eau douce menacées à La Réunion ainsi que 45% des espèces de reptiles et 21% des espèces de mammifères, "la faune de La Réunion est hautement menacée" estime l'UICN. En partenariat avec notamment Kelonia et l'insectarium de La Réunion, ce sont en tout 165 espèces de la faune Réunionnaise qui ont pu être observées par l'organisme.
La situation de la flore de l'île est tout aussi critique. Sur les 905 espèces indigènes de fougères et de plantes à fleurs présentes sur l'île, "49 ont déjà disparu et 275 autres sont aujourd’hui menacées", indique l'Union internationale pour la conservation de la nature. Cet état des lieux, réalisé entre autres en partenariat avec le conservatoire botanique national de Mascarin, fait "apparaître une situation très préoccupante" estime l'UICN.
- Rôles et objectifs de la liste rouge -
Véritable baromètre de la biodiversité en France, la liste rouge est un outil scientifique permettant de réaliser plusieurs objectifs. En plus de dresser l'inventaire des espèces animales et végétales menacées en France, elle permet "d'identifier les espèces ayant le besoin le plus urgent de mesures de conservation, de guider les stratégies d'actions et les politiques portant sur les espèces ainsi que de sensibiliser la population sur le sujet" indique l'UICN.
Le bilan des 13 années d'observations menées sur la faune et la flore de Métropole et des Outre-mer, ont aussi permis "d'identifier les priorités de connaissances pour les groupes d'espèces les plus méconnus" précise l'organisme. L'ambition du comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature est de "poursuivre le développement de la liste rouge pour actualiser régulièrement les statuts de conservation et couvrir progressivement tous les groupes d'espèces en métropole et en outre-mer".
Plus d'information disponibles sur le site de l'UICN
yb/www.ipreunion.com / [email protected]

Il faut arrêter le TOUT béton et ca ira mieux.
Texte très pauvre en information, seulement des statistiques.Heureusement que le Parc national n'est pas évoqué car il ne sert à rien d'autre qu'à engraisseur quelques travailleurs du néant.