En ce mardi 1er novembre 2011, jour de la Toussaint, veille de la fête des morts, les cimetières de l'île connaîtront à coup sûr une grande affluence. Comme à l'accoutumée, les Réunionnais viennent nombreux et en famille pour fleurir et entretenir les tombes des défunts afin de saluer la mémoire de leurs proches disparus.
Historiquement, la Toussaint trouve ses origines dans la célébration celtique de la fête de Samain. Les Celtes fêtaient en ce jour à la fois le début de l'année, mais aussi les défunts, et plus particulièrement la communication entre les vivants et les morts.La fête de la Toussaint fut instituée en France et en Allemagne sur ordre de l'empereur Louis le Pieux en 835. La reconnaissance par les autorités ecclésiastiques de cette fête des morts a eu lieu à la fin du 10e siècle en France. C'est Odilon, abbé du grand monastère bénédictin de Cluny, qui commença le changement en ordonnant que, dans tous les monastères qu'il dirigeait, une messe solennelle soit célébrée le 2 novembre pour "tous les morts qui dorment en Christ".
Pour l'Eglise catholique, la Toussaint représente la fête de tous les saints, c'est-à-dire de la communauté des vivants et des morts. Traditionnellement, en ce jour, chaque année, les fervents se rendent dans les cimetières pour commémorer le souvenir de leurs proches décédés. Dans les allées, des bouquets de fleurs, de chrysanthèmes notamment, parent les sépultures en grande quantité.
Si certains se recueillent régulièrement sur les tombes, d'autres ne vont au cimetière qu'en ce jour de la Toussaint. Pour chacun, c'est en tout cas l'occasion de se remémorer l'être aimé décédé.
