À l'occasion de la présentation de se voeux à la presse, ce mardi matin 27 janvier 2015, le président de la chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR), Ibrahim Patel, a lancé un cri d'alarme face aux "ponctions" décidées par le gouvernement : "En 2015, on devra faire plus avec moins. La CCI ne peut plus se permettre d'être dans le confort, il y aura de la rigueur budgétaire à tous les niveaux", a-t-il déclaré.
Comme il est de tradition en début d’année, la CCIR a dressé le bilan de ses actions menées en 2014 et évoqué les perspectives pour 2015. L’occasion de dévoiler une litanie de chiffres – 14 193 porteurs de projets reçus, 10 000 personnes formées, 173 entreprises accompagnées à l’international... – ayant marqué une année qualifiée "d’exceptionnelle" par Ibrahim Patel.
Pour ce dernier, 2014 fut d’autant plus remarquable que 2015 s’annonce difficile, en raison des "ponctions" décidées par le gouvernement, selon un président de la CCIR qui a profité de cette matinée pour lancer un cri d’alarme : "En 2015, on devra faire plus avec moins. La CCI ne peut plus se permettre d’être dans le confort car le gouvernement nous a ponctionné 5 millions d’euros. Nous allons rentrer dans la mutualisation des moyens et on va devoir faire des économies à tous les niveaux si on veut rester dans nos missions."
"Nous n’avons pas le choix. Le gouvernement nous impose une rigueur budgétaire", a poursuivi Ibrahim Patel, assurant toutefois qu’il n’y aurait pas de plan social "d’ici la fin de la mandature", soit fin 2016. "Mais en métropole il y a des filières qui vont disparaître et si le gouvernement persiste après 2017, un plan social va devenir inévitable à la CCI", a-t-il prévenu.
Avant de dresser ce tableau inquiétant pour l’avenir de la chambre, Ibrahim Patel avait tenu à assurer qu’en 2015, "nous continuerons à nous battre", notamment sur l’urbanisme commercial et la défense des centres-villes ou encore sur les emplois d’avenir pour les petits commerces de moins de 10 salariés.
Le président de la CCIR a également rappelé son opposition à l’application de la loi sur le travail le dimanche à La Réunion ou encore au compte pénibilité, qu’il souhaite reporter à 2020, "le temps de préparer les entreprises".
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