Savez-vous comment sont gérées les communications entre les hôpitaux de la Réunion et les patients ? Que ce soit au CHD de Saint Denis ou au CHU Sud Réunion, c'est la même pagaille. Mais qui donc a pu concevoir un système aussi aberrant ?
Voici ce qui se passe, cela vaut son pesant de cacahuètes !
Pour une raison ou une autre, l’hôpital vous contacte. Votre téléphone sonne. Si vous répondez immédiatement, pas de problème. Mais gare à vous si vous ne sautez pas immédiatement sur votre fixe ou votre GSM : vous risquez de ne jamais savoir pourquoi l’hôpital a cherché à vous joindre. C’est l’angoisse !
Rien que sur le CHD Sud Réunion, à Saint Pierre, il y a plus de 3000 lignes téléphoniques distribuées aux différents services et aux personnels. Pourtant, lorsqu’un service vous appelle, c’est le numéro du standard qui s’affiche. Donc, si par malheur vous n’avez pas eu le temps de répondre et que vous tentez de rappeler, c’est le standard qui va répondre. Aucun standardiste n’a le moyen de savoir qui a appelé qui. Il sera donc impossible de tracer l’appelant.
Mais quel génie n’a rien trouvé de mieux que de balancer un seul numéro de rappel : le 0262 35 90 00 ?
C’est extrêmement stressant pour la personne appelée par l’hôpital. C’est d’ailleurs une forme de maltraitance puisque lorsque l’on a affaire à un centre de soin, c’est que la vie ne se déroule pas comme un long fleuve tranquille.
C’est aussi maltraitant pour les standardistes qui doivent faire face à longueur de journée à des appels qui dégénèrent en agression verbale lorsque celui qui tente de rappeler est trop stressé et/ou n’arrive pas à comprendre le fonctionnement des téléphones hospitaliers.
Nous savons que les bien-pensants du gouvernant veulent faire des économies à tout crin. Nous sommes favorables à une bonne gestion et à l’arrêt de la dilapidation de la richesse nationale. Pour autant, il faudrait quand même ouvrir les yeux : si l’ensemble des services est géré de la sorte, cela a obligatoirement un coût. Nous risquons de prendre peur et de ne jamais sortir, comme on dit en créole, du "fénoir" dans lequel les technocrates nous plongent.
Marc MARIE, citoyen en colère

Bizarre cette expérience, j'ai bossé 7 ans au chu et quand on appelait les gens on laissait tjs un message avec le nom du service et le numéro de tel du service !