Le gouvernement a proposé d'ouvrir les portes de l'apprentissage aux jeunes de 14 ans. La FCPE-CDPE 974, fédération de parents d'élèves, dénonce cette mesure, qui incite à la sortie précoce du système scolaire.
À l'occasion de sa dernière convention pour l'emploi, l'UMP a proposé "d'abaisser l'âge minimum d'entrée en apprentissage, en étendant le Dima (Dispositifs d'Initiation aux Métiers de l'Alternance) aux jeunes de 14 ans. Une mesure qui ne plaît pas à la FCPE-CDPE 974. Selon la fédération de parents d'élèves, "le ministère de l'Education nationale et la majorité parlementaire actuelle vantent sans cesse les mérites d'une orientation précoce". Ce qui entraîne "des conséquences dangereuses pour les élèves", en mettant en avant "la sortie précoce du système scolaire".Pour la FCPE-CDPE 974, "l'apprentissage et l'enseignement professionnel ne doivent pas servir de voies de garage pour des élèves en situation d'échec scolaire". Selon la fédération, les jeunes sortant d'une formation en apprentissage sans aucun diplôme sont très vulnérables sur le marché du travail. En 2009, moins de 4 sur 10 ont un emploi sept mois après la fin de leur formation. Seule la moitié de ces emplois est à durée indéterminée et la proportion d'intérimaires est nettement plus élevée que parmi les diplômés. Les élèves ressortis sans diplôme signent moins souvent que les autres un contrat de professionnalisation, qui pourrait pourtant leur permettre d'accéder à une première qualification.
La FCPE rappelle qu'à La Réunion, en 2009, sept mois après leur sortie en centre de formation, 41% des apprentis se déclarent en emploi et seulement 43 % signent un contrat avec leur ancien maître d'apprentissage. Les autres et les non diplômés se retrouvent souvent dans les statistiques du Pôle emploi, orientés vers d'autres stages de formation, ou attendent l'âge afin de pouvoir bénéficier de revenus sociaux.
0 Commentaires
