La chambre régionale des comptes de La Réunion a procédé à un audit flash de la société Hopipark, filiale de la Sodiparc. Ouvert le 29 janvier et achevé le 23 mai, cet audit met en lumière "des irrégularités au regard du code de commerce, un déficit structurel sans perspectives de redressement". La société risque aujourd'hui la cessation de paiements (Photo www.imazpress.com)
Créée au mois de mai 2011 dans le cadre du contrat de concession relatif à la gestion du parc de stationnement du centre hospitalier universitaire (CHU) de La Réunion, la société a pour mission la conception, la construction, le financement, l’aménagement, la gestion, l’exploitation et l’entretien d’un parc automobile de 498 places destiné aux usagers.
"Le coût des travaux hors taxes de 12 M€ a été financé par un emprunt sur le long terme conclu entre la SAS HOPIPARK et la caisse d’épargne Provence Alpes Corse (CEPAC). Les charges d’investissement devaient être couvertes par la rémunération tirée de l’exploitation du parking" rappelle la CRC.
"Dès la mise en service de ce dernier en 2014, les écarts substantiels entre la fréquentation réelle et les prévisions sont à l’origine de résultats négatifs", souligne-t-elle.
"Dans un premier temps, les déficits annuels ont conduit la holding à procéder à des avances en compte courant à sa filiale. À partir de 2017, compte tenu de ces difficultés, la SAS Hopipark a sollicité l’ouverture d’une procédure de mandat ad hoc. Cette procédure a abouti à un protocole d’accord avec le CHU, qui prévoyait, entre autres, l’octroi d’une subvention d’équilibre par le CHU sur la durée restant à couvrir de la convention de concession en contrepartie d’un usage permanent de 212 places dans l’enceinte du parc de stationnement, une augmentation du capital social par incorporation du compte courant d’associés, à hauteur de 1,3 M€, et une révision à la baisse du taux d’emprunt de la CEPAC de 5,17 % à 3,10 %" détaille la CRC.
En dépit de ces mesures, le résultat de la filiale est demeuré déficitaire. "Il en résulte des capitaux propres négatifs et, donc, inférieurs à la moitié du capital social de la société. Cette situation témoigne non seulement de la mauvaise santé financière de la société, mais aussi de la méconnaissance des dispositions du code de commerce. La situation de la SAS Hopipark est donc non conforme aux dispositions du code de commerce" alerte la CRC.
Le déficit de la SAS HOPIPARK est aujourd’hui "structurel". En effet, "les produits d’exploitation ne permettent pas de couvrir ses charges".
"Selon le contrat de concession, la société aurait dû se rémunérer auprès des usagers du parc de stationnement, des utilisateurs des emplacements à caractère commercial et des utilisateurs d’emplacement à caractère publicitaire. Dans les faits, les recettes proviennent exclusivement du parking, avec une fréquentation plus faible qu’attendue, et des subventions versées par le CHU" souligne la CRRC.
La Sodiparc ne souhaitant pas recapitaliser sa filiale, il existe "un risque de cessation de paiement qui conduirait le CHU à supporter de nouvelles charges financières" conclut l'audit.
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La preuve, certes. Mais Ă mon avis ce serait encore mieux.
Pas.besoin d'autonomie pour avoir des magouilles. Dans des démocraties les magouilles existent.
Bienfait, j'invite tout les visiteurs du CHU à se garer à l'extérieur du site quand cela est possible, marre d'être une pompe à fric...
Ils pensaient faire de l'argent sur la tête du citoyen lambda, c'est raté...
Et allez, un scandale de plus. Mais jusqu'où tout celà va-t-il continuer? Ah on peut parler "d'autonomie". Elle serait belle LA RÉUNION avec tous ces magouilleurs.