"Les événements festifs organisés de manière hebdomadaire et nocturne par le restaurant la Bobine et de nature à troubler la tranquillité publique sont désormais interdits" annonce la mairie de Saint-Paul dans un arrêté municipal qu'elle a pris ce jeudi 23 août 2018. Le précédent arrêté interdisant ces soirées était arrivé à terme ce lundi. Il est désormais prolongé. Dans un communiqué publié en début de soirée les Collectifs de Défense du DPM, de l'Union des Réunionnais en colère et des 100 Papangues "saluent la sage décision" du maire de Saint-Paul
Dans son arrêté la mairie rappelle que le tribunal administratif a suspendu les autorisations d'occupation temporaire du domaine public (DPM) maritime précedemment données à six restaraurants de plage dont la Bobine. Elle note aussi que plusieurs structures dont le collectif de défense du DPM lui ont adressé de courriers demandant la fermeture de ces établissements et que des "appels à rassemblements et manifestations (sont) parus dans les médias".
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La mairie de Saint-Paul constate ensuite que "des évènements festifs continuent à se dérouler de manière hebdomadaire au sein du restaurant la Bobine" et que "dans le contexte actuel, la tenue de tels évènements festifs est de nature à renforcer les tensions existantes et à causer des troubles graves à l’ordre public, pouvant se traduire par une réponse violente et des réactions exacerbées de la part de personnes mal intentionnées".
Compte tenu de ces éléments, la mairie Saint-pauloise estime qu’aucune mesure autre que l’interdiction de ces manifestations festives n’est de nature à faire obstacle aux dangers" est interdit donc toutes les soirées "festives et nocturnes" à la Bobine.
Cette interdiction est le dernier épisode en date du bras de fer engagé entre les paillotes et leurs opposants.
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Dans un communiqué publié en ébut de soirée les membres des Collectifs de Défense du DPM, de l'Union des Réunionnais en colère et des 100 Papangues "saluent la sage décision nécessaire à l'apaisement des esprits aux abords des Paillotes de la plage". Ils ajoutent que "au delà de l'interdiction d'organiser les soirées festives du jeudi soir" ils retiennent "la position ferme du 1er Magistrat de la ville de vouloir le respect de la loi".
"En reconnaissant que les manifestations festives du Jeudi soir de la part de la Bobine sont de nature à renforcer les tensions existantes et constituent in facto à une provocation arrogante, Monsieur le Maire de Saint-Paul reconnaît la situation illégale des 6 établissements de la plage et souhaite l'apaisement dans l'attente des décisions de justice" disent encore les membres de ces collectifs anti-paillotes. "Ce soir, depuis bien longtemps (20 à 30 ans) les riverains pourront dormir avec plus de sérénité" terminent-ils.
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et les événements festifs trés sonore organisés à GranKour ,chaussée royale par la municipalité et qui sont de nature à troubler la tranquillité du sommeil des riverains ne sont pas interdites.