Incendie de Marseille

L'adjudant réunionnais en passe d'être disculpé

  • Publié le 17 octobre 2009 à 19:35

Le rapport non définitif des experts de la gendarmerie révèle que les balles traçantes retrouvées sur le départ du feu déclenché à Marseille, en juillet 2009, ne sont pas celles qui avaient été utilisées par le sous officier supérieur, Philippe Fontaine. Mis en examen peu de temps après l'incendie, le légionnaire ne cesse de clamer son innocence.

"Les fragments métalliques ne proviennent pas de la balle traçante de 5,56 mm Nato modèle F5 du lot 17-RG-02." L'enquête de l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), publiés dans le quotidien La Provence ce vendredi 17, remettent en cause l'acharnement dont l'adjudant avait été victime de la part de sa hiérarchie ainsi que des élus marseillais et du préfet.

Philippe Fontaine dirigeait à une séance de tir sur les lieux quand le feu s'est déclenché. Il n'avait pas respecté l'interdiction d'utiliser des balles traçantes. Mais cela ne suffit pas à le condamner. "Si la police scientifique n'amène pas d'autres preuves tangibles de sa culpabilité, la justice marseillaise pourrait être amené à prononcer un non-lieu", indiquait le Quotidien de La Réunion de ce samedi 17 octobre.

En visite sur l'île, ce vendredi 16 octobre, Hervé Morin a déclaré qu'"il y a clairement eu désobéissance" de la part du sous officier supérieur. Le ministre de la défense ajoutait toutefois : "il faut laisser l'enquête judiciaire suivre son cours."

Le feu, déclenché par des balles traçantes, avait ravagé 1200 hectares à l'entrée de Marseille.
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