Lors d'une émission télévisée diffusée dimanche 29 janvier 2012 au soir, le chef de l'Etat a annoncé plusieurs mesures, notamment concernant la TVA, le logement et le chômage. Des précisions sur leur application dans les DOM devraient être apportées prochainement. Mais déjà , la gauche locale réagit.
Hausse de la TVA de 1,6 point, la création d'une banque pour les PME et une taxe sur les transactions financières... Voici, en substance ; les mesures annoncées par le président de la République Nicolas Sarkozy, à l'occasion d'une allocution télévisées sur neuf chaînes nationales dimanche soir.Une d'entre-elles fait couler beaucoup d'encre : la hausse de la TVA, qui passerait de 19,6% à 21,2%. Cette mesure vise à dégager 13 milliards d'euros pour financer la protection sociale. Parallèlement, Nicolas Sarkozy a annoncé vouloir proposer au vote du Parlement une exonération totale ou partielle des cotisations patronales ou familiales sur les salaires entre 1,6 et 2,1 salaires minimum. Pour baisser le coût du travail et les charges patronales, le chef de l'Etat a également annoncé une hausse de deux points de la CSG.
Si les employeurs devraient profiter de cette hausse de la TVA, les salariés, les fonctionnaires et les allocataires risquent eux d'être les grands perdants de cette mesure. Si localement, les dispositions pour l'Outre Mer n'ont pas été précisées, les réactions sont arrivées. C'est d'abord le Parti de Gauche qui a dénoncé le fait que le président se refuse " dogmatiquement de toucher à l'impôt sur le revenu ou autres taxations plus justes pour équilibrer les comptes de l'Etat ". Le parti propose ainsi que " si l'augmentation devait s'appliquer à la Réunion, le gouvernement opte pour contraindre le Conseil Régional à la majoration des taux de l'octroi de mer ".
De son côté, le maire PCR de Saint-André, Eric Fruteau, estime que ces mesures sont " précipitées et injustes ". Selon lui, il s'agit d'un " plan de rigueur qui ne dit pas son nom " et " reflète bien la logique qui a toujours prévalu lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy : faire payer aux classes moyennes et aux ménages les plus pauvres le principal effort de la crise. "
Pour Jean-Pierre Marchau, candidat Europe Ecologie Les Verts aux législatives 2012, "cette instauration d'une TVA sociale qui ne dit pas son nom, n'est pas à la hauteur des enjeux et n'aura pas d'impact réel sur l'emploi, ni en métropole, ni à La Réunion où elle existe déjà et n'a jamais fait la preuve de son efficacité."
