Hermitage - À propos des soirées musicales de La Bobine (actualisé)

Le collectif anti-paillotes interpelle les élus

  • Publié le 21 août 2018 à 15:36
La Bobine

L'arrêté municipal interdisant les manifestations aux abords de la Bobine et autorisant ce restaurant à organiser des soirées musicales le jeudi soir jusqu'à 22h a pris fin ce lundi 20 août à minuit. Le Collectif de défense du domaine public maritime (CDDPM) interpelle dès ce mardi 21 août les élus et la sous-préfecture de Saint-Paul sur la légalité de cet arrêté désormais caduc et sur la légitimité des poursuites engagées contre des membres ou sympathisants du CDDPM suite aux manifestations.

Dans son communiqué, le Collectif chatouille un peu les élus saint-paulois en leur demandant de se positionner clairement : "Penchez-vous du côté des accapareurs en situation illégale ou des citoyens Saint-Paulois à la recherche de l'application des lois et de la protection de notre lagon ?" Autre sujet d’interpellation, les poursuites qui concernent certains militants actifs du CDDPM : "êtes-vous solidaires de cette mascarade, de cette tentative d'intimidation ?" En effet, le Collectif réfute totalement ces " aux témoignages" et ces "accusations sans preuve".

Et maintenant ?

Le collectif entend désormais que les élus et le sous-préfet prennent des décisions puisque l’arrêté est devenu caduc ce lundi 20 août à minuit : "devons-nous comprendre que la Bobine ne peut plus faire de soirée le jeudi soir ou plutôt que les heures ne sont plus limitées et la musique peut se poursuivre au delà de 22h ?"

"Cet arrêté était-il légal ? Un maire peut-il interdire des manifestations, mais, surtout, peut-il autoriser un exploitant en totale illégalité sur le domaine public maritime de poursuivre son activité et de continuer ses nuisances sonores jusqu'à 22h00 ?", s’interroge le CDDPM. Il émet aussi des pistes de réflexion : "n'aurait-il pas été plus judicieux de suspendre les activités nocturnes le temps de la procédure judiciaire suite au PV de grande voirie ?".

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Pour le Collectif, la situation est très ambiguë,  et la décision "incohérente" depuis le départ : "quelle est donc la volonté des autorités pour sortir de cette crise ? Allons-nous continuer de donner raison aux exploitants en situation illégale sur le domaine public maritime ? "
 

ml/www.ipreunion.com

 

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