Les actions de blocage de ces derniers jours leur sont reprochées

Les planteurs devant la justice

  • PubliĂ© le 10 juin 2017 Ă  12:19
manif planteurs de cannes

"Une vingtaine de planteurs", dont les représentants des syndicats d'agriculteurs JA, CGPER et FDSEA ont été assignés au tribunal ce lundi 12 juin 2017, pour entrave à l'accès aux différents sites de Téréos, nous apprennent nos confrères de Clicanoo ce samedi 10 juin 2017. En cause, les blocages opérés ces derniers jours sur les différents sites du sucrier Téréos, dans le cadre des négociations du prix de la tonne de canne. (Photo d'illustration)

"Tout le monde est concerné par cette convocation" souligne Frédéric Vienne, président de la FDSEA tandis que parmi la vingtaine de personnes convoquées, figurent également Jean-Bernard Gonthier, président de la Chambre d'agriculture et Bruno Robert, chef des Jeunes agriculteurs. "C'est la première fois que ça arrive après une manifestation (...) mais ça ne fera pas avancer les choses" entre les planteurs et Téréos, insiste le représentant syndical, joint au téléphone par Imaz Press.

Ces convocations arrivent alors que les planteurs ont suspendu leurs actions depuis jeudi dernier, à l'issue d'une réunion bilatérale à la préfecture. "On ne comprend pas trop pourquoi ça arrive maintenant. On avait pris les dispositions nécessaires avec l'Etat lors des manifestations, mais Téréos a attendu qu'on fasse un pas vers eux pour remettre de l'huile sur le feu" estime Bruno Robert. "Le constat d'huisser a été mal fait" ajoute-t-il, "des personnes n'étant pas présentes sur les sites de blocages ont été convoquées".

Jean-Bernard Gonthier est de son côté "très remonté" après avoir reçu cette convocation : "en 30 ans c’est la première fois que ça nous arrive à nous, la CGPER (...) Dans ces conditions ou est le droit de grève ?". Le président précise que lors du dernier blocage de l'usine du Gol à Saint-Louis, "la centrale a pu travailler, les travailleurs ont pu rentrer. On a mené cette action sans casse et sans heurt et aujourd’hui on se retrouve avec ça" déplore-t-il, en colère. "Qu’est ce qu’on veut pour La Réunion ? On veut des solutions, ou on veut la révolution ?" Ce dernier craint que les manifestations impactant la population se multiplient, à défaut d'organiser des actions visant les industriels.

Pour rappel, les blocages d'usines sucrières, opérations escargot et manifestations opérés par les planteurs et leurs syndicats s'enchaînent depuis la fin du mois de mai dernier. Ces derniers souhaitent voir le prix de la tonne de canne augmenter, tandis que le sucrier Téréos, s'oppose pour l'heure aux demandes des agriculteurs. Après plusieurs négociations entre les deux parties, se soldant toutes par un échec, les planteurs ont suspendu leurs actions à l'issue d'une ultime réunion ce jeudi, pour laquelle l'Etat a joué un rôle de médiateur.

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