A quelques semaines du début de la campagne sucrière, les planteurs de cannes à sucre enchaînent les actions et maintiennent une mobilisation sans faille pour obtenir une hausse du prix de la tonne de cannes de la part des industriels de l'île. Depuis fin mai, opérations escargot, manifestations et blocages des usines rythment les négociations qui n'aboutissent à aucun consensus. Ce jeudi 8 juin 2017 les syndicats de planteurs ont été reçus en préfecture et ont émis une série de propositions de sortie de crise. La rencontre entre les industriels et les services de la préfecture a commencé peu après 17 heures. La tension est montée très haut ce jeudi matin devant Bois Rouge. peu de temps avant cela. Les agriculteurs voulaient bloquer les accès à l'usine en déposant des galets sur la route. Un véhicule de police banalisé s'est retrouvé face à un engin agricole. "Le policier se sentant menacé sort son arme" a ensuite twitté le Quotidien photos à l'appui
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• 21h02 - À l'issue de leur réunion en préfecture les industriels ont publié un communiqué dans lequel ils soulignent que la "condition préalable de reprise des discussions (est) le déblocage des sites et le respect des engagements pris dans la charte". Ils indiquent aussi que "toutes les thématiques de travail ont été listées (en préfecture), notamment celles qui ont un impact direct sur le prix de la tonne de canne. Elles seront traitées dans des échanges successifs entre les parties".
• 17h34 - Les planteurs continuent d'échanger avec leurs représentants syndicaux et se dispersent peu à peu dans le calme.
• 17h 22 - La rencontre entre les industriels et les services de la préfecture a commencé peu après 17 heures
• 17h20 - Les planteurs se disent prêts à suspendre leurs actions s'ils ont l'assurance d'avoir une réponse des industriels la semaine prochaine
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#974 #LaRéunion La Réunion en préfecture est terminée. Les planteurs font des propositions de sortie de crise et les chiffrent 14 m€ pic.twitter.com/09IE8n1ZJF
— Imaz Press Réunion (@Ipreunion) 8 juin 2017
• 17h10 - Un document actant toutes les propositions émises par les planteurs et signé des trois syndicats (CGPER, FDESA, JA) sera prêt ce vendre. "Le coût total de nos demandes s'élève à 14 millions d'euros. Tereos pourra se positionner sur ce coût" souligne Fredéric Vienne. Pour le moment les industriels n'ont mis que 800 000 euros sur la table, indique le syndicaliste
• 17h07 - "L'état a tenu son rôle de facilitateur. On a pas mal avancé" souligne Bruno Robert des Jeunes agriculteurs (JA). "Nous avons enfin des propositions communes à tous les syndicats" se réjouit-il
• 17h05 - Fredéric Vienne de la FDSEA énonce une série de propositions techniques susceptibles d'alimenter une augmentation de 6 euros du prix de la tonne ce cannes. "Les moyens, il faut qu'on les trouve à La Réunion" dit-il
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• 17h02 - Les représentants syndicaux font le compte-rendu aux planteurs présents devant le bâtiment préfectoral. Ils expliquent les revendications qu'ils ont exposé à la préfecture" pour le moment ce sont des propositions qui seront soumises ensuite aux industriels" soiulignent-ils.
• 16h58 - La réunion en préfecture est terminée.
• 16h45 - Les industriels sont attendus à la préfecture dans un quart d'heure. Devant le bâtiment préfectoral, l'ambiance est toujours très détendue.
• 15h33 - L'ambiance est détendue devant la préfecture. Les planteurs discutent et plaisantent.
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#974 #LaRéunion Prix de la canne. Ambiance devant la préfecture. Les planteurs attendent la fin de la réunion avec les services de l'Etat pic.twitter.com/bqNKg88OHo
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• 14h40 - Le visage grave, les représentants des planteurs entrent en préfecture. Ils sont reçus par le secrétaire général. A l'extérieur, une vingtaine d'agriculteurs attend le compte-rendu de la rencontre.
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#974 #LaRéunion Prix de la canne Les planteurs en préfecture pour une rencontre avec'Etat. Les industriels seront reçus en fin d'après-midi pic.twitter.com/QRgkXgPQ13
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• 14h27 - Les représentants syndicaux commencent à arriver à la préfecture. Il n'y a pas de déploiement de force sur le parvis, même si les forces de l'ordre sont présentes. Le climat est détendu.
• 14h00 - Les syndicats de planteurs (FDSEA - CGPER - JA) se rendent à la préfecture de Saint-Denis pour une réunion prévue à 14h30. Les usiniers seront à leur tour convoqués auprès des services de l'Etat à la préfecture.
• 13h04 - Bruno Robert, président des Jeunes Agriculteurs, regrette le silence de l'Etat face à cette situation entre planteurs et Téréos. Les ministères de l'agriculture et de l'Outre-mer ont été contactés mais n'ont pas donné suite. "Nous allons aller à la réunion prévue car nous avons toujours tenu à continuer d'avancer. Il ne faut pas faire d'action sous la colère" souligne le représentant syndical.
• 12h46 - Face à l'important cordon de sécurité déployé sur place, les planteurs n'ont pas pu empêcher l'entrée de la dizaine de camions venue livrer la centrale thermique de Bois Rouge. Les policiers sont toujours sur les lieux tandis que la majorité des camions est en cours de déchargement de leur cargaison de charbon. Une partie des planteurs a levé le camp et quitté les lieux.
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• 12h27 - Une dizaine de camions de charbon a pu livrer la centrale thermique de Bois Rouge. La police en a dégagé l'accès.
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#CanneSucre - Blocage des planteurs Ă l'usine de #BoisRouge : les camions de charbon ont pu livrer la centrale thermique pic.twitter.com/s06LpUlVdn
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11h01 - La tension est montée très haut peu de temps avant cela. Les agriculteurs voulaient bloquer les accès à l'usine de Bois Rouge en déposant des galets sur la route. Un véhicule de police banalisé s'est retrouvé face à un engin agricole qui avançait sur lui. "Le policier se sentant menacé sort son arme" a ensuite twitté le Quotidien.
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🔴Les planteurs souhaitaient bloquer l'usine de Bois-Rouge en déposant des galets sur la route. Le policier se sentant menacé sort son arme. pic.twitter.com/A6QutG3hwe
— Le Quotidien (@lequotidien) 8 juin 2017
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• 10h30 - La préfecture lance aux planteurs un appel à la responsabilité. Actuellement présents sur les usines de Bois-Rouge et du Gol, les agriculteurs sont invités à laisser passer les véhicules transportant du charbon pour alimenter les centrales thermiques, productrices d'électricité.
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Pour rappel
Ils sont prêts à tout et ne lâcheront rien. "Cette réunion, ça passe ou ça casse" lançait Frédéric Vienne à la sortie d'une réunion avec le secrétaire général de la préfecture ce mardi 6 mai au soir. Alors que le soleil était déjà couché, la motivation des planteurs pour continuer la mobilisation entammée depuis la fin du mois de mai était intacte.
Après une journée d'actions, rythmée par des rassemblements et une opération escargot paralysant la circulation pendant plusieurs heures, les agriculteurs continuaient à réclamer justice pour leur principale revendication : la hausse du prix de la tonne de canne. A l'issue d'une énième réunion du comité paritaire de la filière canne annulée au bout d'une heure en raison de l'absence de Téréos à la table des négociations, les tracteurs ont repris la route pour la préfecture, paralysant une nouvelle fois la circulation.
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#974 #LaRéunion Grosse colère des planteurs et opération escargot vers la préfecture. Ils réclament 6 euros de hausse du prix de la canne pic.twitter.com/XeewGLiGIh
— Imaz Press Réunion (@Ipreunion) 6 juin 2017
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Cette mobilisation, que les planteurs ne veulent pas voir faiblir, continue de faire monter les tensions depuis qu'une hausse de 49 centimes d'euros par tonne de cannes a été proposée par Téréos, alors que les planteurs demandaient une augmentation de 6 euros. Les agriculteurs criant à l'humiliation, ont ensuite organisé les évènements que nous connaissons. Si les planteurs souhaitent "trouver les industriels parce qu'ils ne veulent pas venir" à eux, Téréos déplore les méthodes employées, qui selon l'entreprise, rompent la charte de bonne conduite signée par les deux parties.
Au lendemain d'une nouvelle journée de blocages - les usines du Gol et de Bois Rouge, mais aussi le siège de Téréos à Quartier Français et celui du syndicat du sucre à la Bretagne, dont le personnel a dû être évacué - la réunion prévue ce jeudi à 14h30 pourrait marquer la fin d'un conflit entre l'industrie sucrière et l'une des principales forces de la culture agricole locale, ou entamer une nouvelle vague de manifestations soutenues, dont seuls les planteurs ont le secret. Ces derniers n'en démordent pas et ont annoncé débuter les négociations du prix de la tonne de canne à partir de 3 euros. Pas moins. Pour l'occasion, La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs s'allieront à la CGPER pour parler d'une voix commune, dans le but d'améliorer les revenus de tous les planteurs.
mp/rb/nb/jm/www.ipreunion



















