C'est en février 2018 que "L'hôtel d'Europe ou l'histoire d'un précurseur" voit le jour. Écrit par Marie-Annick Véloupoulé, fille de son gérant, Antoine Véloupoulé. Seul hôtel de Saint-Denis au milieu du 20ème siècle, ce lieu incontournable renaît à travers son ouvrage, dans lequel elle réalise un vibrant hommage à sa famille, notamment son père.
Années 40. L’hôtel d’Europe, lieu incontournable situé rue de la Compagnie, à Saint-Denis est géré par Antoine Véloupoulé, chef d’entreprise célèbre dans les domaines sociaux, culturels et politiques de la vie réunionnaise. "J’ai voulu mettre le patrimoine culturel en valeur" déclare Marie-Annick Véloupoulé, la benjamine de la famille. "Il a accompli beaucoup de choses dans sa vie, notamment le célèbre hôtel d’Europe de Saint-Denis, le seul à l’époque" souligne-t-elle.
"J’ai commencé à l’écrire fin 2014 avant de faire une pause dans l’écriture à cause de soucis de santé. J’ai pris 1 an et demi pour le faire" déclare la principale concernée.
"Un homme proche des pauvres"
"Mon père mettait en place des tables d’hôtes tous les vendredis pour aider les pauvres" précise Anncik Véloupoulé. D’ailleurs, "il a promotionné beaucoup de musiciens" qu’ils soient "ségatiers, musiciens métropolitains, orchestres réunionnais et même des cirques." Sans oublier le fameux Maxime Laope, chanteur de ségas de l’île décédé en 2005 qui a également été accueilli dans le célèbre établissement.
Ce livre est un hommage "à toute ma famille, ma mère, mes frères et sœurs" précise Annick Véloupoulé avant d’ajouter qu’elle reçoit "beaucoup de retours positifs, avec des appels pour me féliciter. Mon père méritait cet hommage." Si Annick Véloupoulé est fière de son livre et n’envisage pas un deuxième ouvrage pour le moment, "peut-être dans 3 ans, mais j’ai déjà tout raconté sur son histoire ; je n’oublie pas ma mère, qui est Mauricienne. J’étais très proche d’elle."
Son "plus grand regret" reste Axel Kichenin, son cousin décédé l’année dernière qui "n’a pas pu voir le livre. C’est lui qui a préfacé mon livre."
Annick Véloupoulé n’oublie pas les aides reçues pour l’écriture de son livre "beaucoup de gens m’ont aidé dans mes recherches. Je suis allée aux Archives, à la bibliothèque… Je me suis beaucoup investie" déclare la fille d’Antoine Véloupoulé.
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