Politique

Nicolas Sarkozy mis en examen dans l'affaire Bettencourt

  • PubliĂ© le 22 mars 2013 Ă  09:58
Visite de Nicolas Sarkozy

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été mis en examen ce jeudi 21 mars à Bordeaux pour abus de faiblesse à l'encontre de Liliane Bettencourt, l'héritiÚre de l'Oréal. Son avocat, Maßtre Thierry Herzog, a annoncé son intention de "former immédiatement un recours", rapporte le journal Le Monde.

A l’issue d’une confrontation Ă  laquelle ont participĂ© au moins quatre membres du personnel de Liliane Bettencourt (l’ex-majordome Pascal Bonnefoy, l’ancienne femme de chambre Dominique Gaspard, l’infirmiĂšre Henriette Youpatchou et un autre maĂźtre d’hĂŽtel), pour vĂ©rifier s’il s’était rendu une ou plusieurs fois chez la milliardaire pendant sa campagne en 2007, Nicolas Sarkozy a Ă©tĂ© mis en examen dans la soirĂ©e par le juge Jean-Michel Gentil, rapporte lemonde.fr.

"Dans le cadre de l'information judiciaire suivie à raison de faits d'abus de faiblesse, d'abus de confiance aggravés, d'escroqueries aggravées au préjudice de Mme Liliane Bettencourt, trois magistrats instructeurs co-saisis, ont, ce jour 21 mars 2013, recueilli l'audition de M. Nicolas Sarkozy, lequel était assisté de Maßtre Thierry Herzog, avocat au Barreau de Paris", annonce le parquet dans son communiqué.

"Au terme de cet acte, M. Nicolas Sarkozy, qui bénéficie de la présomption d'innocence - s'est vu notifier une mise en examen du chef d'abus de faiblesse commis en février 2007 et courant 2007 au préjudice de Mme Liliane Bettencourt Schuller", conclut ce communiqué. L'abus de faiblesse est passible de trois ans d'emprisonnement, de 375 000 euros d'amende et d'une peine d'inéligibilité de cinq ans maximum.

Le journal Le Monde note que l’avocat de Nicolas Sarkozy a annoncĂ© son intention de "former immĂ©diatement un recours". Il a jugĂ© la dĂ©cision du juge "incohĂ©rente sur le plan juridique, et injuste".

L’inculpation de Nicolas Sarkozy porte dĂ©sormais Ă  17 le nombre de personnes mises en examen, Ă  des titres variĂ©s, dans l’affaire Bettencourt depuis le 14 dĂ©cembre 2011. Le Monde rappelle que l’affaire a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©e par l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, qui avait dĂ©clarĂ© Ă  la police en juillet 2010 s'ĂȘtre vu rĂ©clamer 150 000 euros en liquide par l'ancien homme de confiance des Bettencourt, Patrice de Maistre, dĂ©but 2007. Celui-ci lui avait assurĂ©, selon la comptable, vouloir les donner Ă  Eric Woerth, alors trĂ©sorier de la campagne de Nicolas Sarkozy.

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