Ce vendredi 24 août 2012, les conseillers régionaux de l'Alliance ont tenu à faire le point, lors d'un point presse, sur le dispositif "emplois verts" et à formuler ses propositions pour assainir et stabiliser le dispositif. S'ils se réjouissent du maintien des 2 500 contrats aidés, ils estiment que "la crise est momentanément évitée, l'urgence a été gérée, mais le problème de fond persiste".
En effet, pour l’Alliance, le dossier "emplois verts" est un "dossier complexe et important". "Malgré le règlement de l'urgence, - en partie aux frais du contribuable régional -, nous ne pouvons faire l'économie d'une analyse plus poussée, au-delà des intérêts partisans, afin d’en tirer les leçons pour l’avenir, souligne-t-elle.
"Dès 2010, à plusieurs reprises et face à la volonté affichée de la Région de porter le nombre d'emplois verts à 10 000 sur la mandature, nous avons demandé à la collectivité différents éléments permettant de garantir la pérennité du dispositif comme ils l'imaginent. Deux ans après, toujours pas de réponses mais une réalité qui nous rattrape", explique l’Alliance.
Alors qu’une commission de la transparence doit se tenir en urgence ce mardi, elle estime que "cette réunion doit être l'occasion de poser sur la table l'ensemble du dispositif afin que puissent se dégager des engagements durables et viables, à la fois de la part de l'Etat mais aussi de la Région". Elle demande ainsi "des précisions sur l'accord signé mercredi entre la Région et l'Etat" ainsi qu’un "état des lieux clair et précis avec la répartition de tous les contrats aidés en 2010, 2011 et 2012 entre toutes les collectivités et l’affectation de ces contrats".
"Considérant les nombreuses interrogations qui persistent sur la gestion des emplois verts", le groupe des conseillers régionaux de l’opposition réclament également "à ce que l'Etat réalise un audit de l'ensemble du dispositif afin de faire la lumière sur l'ensemble du dossier et la mise en place d'une concertation Etat-Région, pour une programmation pluri-annuelle du dispositif, garantissant, à la fois, un nombre de contrats et le taux de prise en charge de l'Etat".
Ils plaident ensuite pour "la mise en place d'une structure ad-hoc", regroupant l'ensemble des acteurs concernés par la gestion des contrats aidés, à savoir, la Région, le Département, l’Etat, les communes, Pôle Emploi, les associations, l’ONF, ou encore les organismes liés à l’environnement.
"Sérieux, transparence et anticipation doivent être les guides de la mise en place et du suivi du dispositif emplois verts", conclut l’Alliance.
