Alors que nous étions en plein travail sur la réforme institutionnelle, le traitement catastrophique de " l'affaire Benalla " par le Président de la République, le Gouvernement et sa majorité parlementaire est venu perturber le bon fonctionnement de nos institutions. C'est la premiÚre crise politique majeure depuis le début du quinquennat.
Le Chef de lâEtat en refusant de sâexprimer sur le fonctionnement opaque et hors de contrĂŽle dâune partie de son entourage Ă lâElysĂ©e a alimentĂ© cette crise.
Nombreux sont ceux qui dĂ©noncent avec raison une forme de " dĂ©rive monarchique " teintĂ©e de mĂ©pris - " quâils viennent me chercher " - du PrĂ©sident Macron. Le silence embarrassĂ© du Gouvernement autour de cette affaire durant plusieurs jours a fait monter un peu plus la tension avec les groupes dâopposition.
La prĂ©sence du Premier ministre sur une Ă©tape du Tour de France au lieu de venir sâexpliquer devant la reprĂ©sentation nationale a Ă©tĂ© vĂ©cue comme une forme de provocation par nombre de dĂ©putĂ©s.
Dans ce contexte politique tourmentĂ©, les deux chambres parlementaires ont mis chacune en place une commission dâenquĂȘte afin de tenter de faire la lumiĂšre sur " lâaffaire Benalla ". Alors quâau SĂ©nat, les auditions ont continuĂ© Ă se dĂ©rouler sans entrave, au Palais Bourbon la commission a rapidement mis fin Ă ses travaux sous la pression de sa PrĂ©sidente En Marche et semble-t-il de lâElysĂ©e. Lâopposition dans toute sa diversitĂ© qui souhaitait entendre les proches collaborateurs du PrĂ©sident de la RĂ©publique sâest vue opposer une fin de non-recevoir.
Cette commission devenait dĂšs lors une coquille vide. Notre co-rapporteur Guillaume LarrivĂ© (LR) a dĂ©cidĂ© de ne plus participer Ă une telleparodie de dĂ©mocratie. Je considĂšre que ce blocage dĂ©libĂ©rĂ© de la part de la majoritĂ© En Marche est une atteinte au droit des dĂ©putĂ©s de contrĂŽler lâaction de lâexĂ©cutif. A-t-elle peur de la vĂ©ritĂ© ?
Il ne reste donc plus Ă lâopposition que lâarme de la censure pour obliger le Gouvernement Ă sâexpliquer et Ă assumer ses responsabilitĂ©s devant les dĂ©putĂ©s.
Câest la raison pour laquelle je soutiens et je voterai la motion de mon groupe Les RĂ©publicains.
David LORION
Député de La Réunion
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C'est bien d'avoir une opposition qui se positionne et se rassemble face Ă ce gouvernement qui croit avoir tous les droits
Vous allez censurer le GOUVERNEMENT de la France parce quĂąâŹâąun petit employĂ© un peu mĂąâŹâąas-tu-vu, un peu sadique, un peu abruti a, par pure bĂÂȘtise, profitĂ© de ses relations Ă lĂąâŹâąInterieur pour mettre Ă terre, sans les frapper, deux autres jeunes abrutis qui jetaient des bouteilles sur les policiers? CĂąâŹâąest bien ça?
NĂąâŹâąimporte quoi! On nĂąâŹâąa rien de mieux Ă faire quand on a vos responsabilitĂ©s?