Proposition de référendum sur la situation des chômeurs

La CGTR s'insurge contre une "nauséabonde politique de classe"

  • Publié le 11 février 2012 à 16:30
Ivan Hoareau

Dans un communiqué en date du vendredi 10 février 2012, Ivan Hoareau, secrétaire général de la CGTR, qualifie de "nauséabonde" l'idée du président Nicolas Sarkozy d'un référendum sur l'obligation à imposer aux chômeurs de prendre n'importe quel emploi, et critique plus largement la politique menée par le gouvernement français actuellement et les mesures d'austérité.

La "politique de classe de la France d'en haut contre celle d'en bas est manifeste", estime la CGTR. "Elle est nauséabonde dans la résurgence d'une vielle idée réactionnaire qui postule que l'exclu est responsable de son exclusion, le pauvre de sa pauvreté. Comme d'ailleurs, le travailleur serait responsable de son accident de travail" poursuit le syndicat. "Elle est nauséabonde par le recours au référendum qui, en l'espèce, relève du plus pur populisme et de la plus crasse démagogie", dénonce encore la CGTR. Ivan Hoareau regrette "une telle attitude, qui plus est du chef de l'Etat, qui stigmatise, divise et oppose au lieu de rassembler, surtout dans ces moments difficiles".

"Trop de lignes jaunes ont été franchies par ce gouvernement, que ce soit dans son mépris pour - et sa lutte contre - les défavorisés, dans ses innombrables dérapages contrôlés en matière de racisme et de xénophobie, dans sa remise en cause du droit du travail par des mesures d'apparence technique telles que l'oxymore TVA sociale et l'accord emploi/compétitivité mais en fait vecteurs, au delà de reculs sociaux, d'un recul de société. En effet, par delà les conséquences immédiates et graves (baisse des salaires et du pouvoir d'achat, essentiellement des plus pauvres), c'est in fine la privatisation de la protection sociale et la remise en cause de la hiérarchie des normes et du principe de faveur qui "compensaient" l'inégalité consubstantielle du contrat de travail salarial", poursuit la CGTR.

"C'est la moelle épinière de notre société qui est frappée à plusieurs endroits. Il est temps qu'il s'en aille, ce gouvernement. Des élections seront nécessaires mais la mobilisation sociale doit marquer de son empreinte indélébile pour que les choses changent vraiment", termine la CGTR.
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