Dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 juillet 2020, des collages dénonçant les violences sexistes sont apparus sur certaines rues du centre-ville de Saint-Denis. Les féminicides, l'exotisation des femmes réunionnaises ou encore les violences conjugales, ces collages dénonciateurs suivent le pas à une initiative née à Paris en 2019. (Photo as / www.ipreunion.com)
Depuis la crĂ©ation du mouvement, les collages se sont multipliĂ©s un peu partout en France. Le motto : se rĂ©approprier l'espace public, oĂč de nombreuses femmes dĂ©clarent ne pas se sentir en sĂ©curitĂ©.
A La Réunion, la problématique des violences sexistes n'est que plus importante, alors que nous sommes le 3Úme département de France en matiÚre de maltraitance des femmes. Un chiffre qui a d'ailleurs été rappelé par les colleuses lors de leur action.
Rue Lucien Gasparin, on peut par exemple lire : "Féminicides : 38% Ban fanm lé mort lavé porte plinte", ou encore "Stop à l'exotisation des femmes réunionnaises".
Plus loin, "L'enfer c'est le sexime, l'enfer c'est le colonialisme" a été collé sur un mur, quelques semaines aprÚs la polémique contre le livre "Zoreil Chapé, l'enfer c'est les filles", considéré comme insultant et rétrograde à l'égard des femmes de La Réunion.
Sur Instagram, les militantes fĂ©ministes commencent donc Ă suivre le pas de leurs homologues de mĂ©tropole, oĂč l'initiative est dĂ©jĂ largement rĂ©pandue. Dans la "story" du jour, elles prĂ©cisent que ces collages ne sont que "les premiers d'une longue sĂ©rie".
Cette action militante intervient au lendemain du remaniement du gouvernement, alors que Gérald Darmanin, accusé de viol et d'agression sexuelle, a été promu ministre de l'Intérieur. L'avocat Eric Dupond-Moretti, connu pour des sorties sexistes, a lui été nommé Garde des Sceaux.
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