Odeurs d’épices, produits péi, dégustations et ambiance conviviale : jusqu'au dimanche 10 mai 2026 la troisième édition du Réunion Food festival transforme le Jardin de la liberté, à Saint-Denis, en un lieu gourmand. Les visiteurs sont invités à découvrir ou redécouvrir toutes les saveurs de La Réunion (Photos : Stéphan Laï-Yu / www.imazpress.com)
Ce jeudi, dans le jardin de la liberté, en face du Barachois à Saint-Denis, c'est l'effervescence dans les stands du Food festival. Les chefs et leurs brigades mettent la dernière main à la pâte.
Il sera bientôt l'heure de passer à table. Il faudra satisfaire tous ces estomacs que l'on peut supposer affamés. Les gourmands et les gourmets ont rendez-vous avec toutes les cuisines jusqu'à dimanche.
Les visiteurs alléchés par les odeurs sucrées et salées, envahissent peu à peu le site aménagé et décoré par la commune de Saint-Denis, partenaire de l'événement. Les voix, les percussions et l’accordéon du groupe Tropicaduo, en déambulation, résonnent dans le jardin.
Les ateliers de cuisine ravissent petits et grands. Les enfants s'activent autour de "La caz a manou", l'atelier cookies. Les marmailles ne font pas que manger. Aidés par leurs parents, ils préparent eux-mêmes les gâteaux. Ils pèsent la pâte, sans lactose et sans sucre, forment les biscuits et attendent leur cuisson. Deux cookies offerts sont à la clé pour recompenser les enfants pour leur contribution.
- Revisite de la gastronomie de La Réunion -
Nora et sa maman Sarah, ont eu le coup de foudre pour l’atelier de glace : "ce qui est bien c’est que les saveurs sont variées" dit la mère de famille en dégustant avec sa fille un pot de glace mangue et vanille .
Un peu plus loin, les chefs s'affairent dans les food court. Ils sont en pleine préparation d'assiettes revisitant la gastronomie réunionnaise.
À quelques mètres de ces comptoirs, le Village des producteurs, en partenariat avec le Département, met à l'honneur des produits pays. Certains visiteurs prennent le temps de goûter les nombreux produits locaux comme des confitures, des achards en bocal, différentes saveurs de piments et des chips de patate douce, de manioc…
-"La volonté de faire cuisiner ensemble"-
"Ce qui fait la singularité de Réunion Food Festival, c’est sa volonté de faire cuisiner ensemble. Chefs reconnus - Nicolas Rivière, Kévène Marimoutou, Ludovic Amédée, Florian Guckert, Georgios Spandos, Alexandre Galmar, Julien Tarmalingom, Ludovic Bardeur - jeunes talents, apprentis, producteurs et passionnés forment chaque jour des brigades métissées" notent les organisateurs.
"Le festival s’inscrit dans une stratégie de valorisation du territoire affirmant la place de la ville comme capitale culinaire. En lien avec la Cinor, il renforce également son engagement en tant qu’éco-festival, avec des actions concrètes pour limiter son impact environnemental et préserver le site naturel du Jardin de la Liberté" précise la mairie de Saint-Denis.
De fait, l'accent est mis sur " tri des déchets, utilisation de vaisselle compostable, zéro plastique, récupération des huiles usagées, limitation des impressions visuelles, préservation de la ressource eau, cuisine anti-gaspillage…" détaille la mairie.
- De la canelle pour la douceur... -
Au fil de la déambulation , il est impossible de rater le stand de Thomas Germane. Agriculteur de Sainte-Suzanne, il triture un bâtonnet odorant. Il est venu montrer sa passion pour la fabrication de bâtons de cannelle.
"Lo bann lé intrigé kan i gard amoin, zot i doman azot kosa moin la pou fé" dit-il dans un sourire. Alors il montre aux visiteurs les longues étapes de la fabrication.
Avec un économe il retire la première couche de l’écorce. Il gratte ensuite le tronçon de cannelier pour le rendre lisse. Au couteau, il retire ensuite le "cambium", la sève. Puis, il coupe des copeaux qu’il va laisser sécher à l’ombre. "Mi pé fé 3 kilo dann in zourné. Sé pa in ta, mé le but sé vréman fé dékouv sa domoun" commente l'agriculteur.
- ... du piment pour "l'euphorie" -
En face de lui, "Kramé lélé, un stand tenu par Mathieu et Bylal, propose une panoplie de piments. Passionnés, les deux amis surfent l’engouement des visiteurs. "Il y a une certaine euphorie autour du piment et nous on veut montrer qu’il y a tout un cheminement dans sa production" disent-ils.
Du plus doux au plus fort, il y en a pour tous les palais, des plus prudents au plus téméraires.
Murielle, venue au festival pour la première fois, découvre des pickles de mangue au massalé. "Ma mère en fait aussi mais sans piment", explique-t-elle, curieuse de redécouvrir une recette qu’elle connaît depuis l’enfance.
Du côté du Village des producteurs, les saveurs se mélangent. La banane se marie au poivre chez Katie Payet de la "Bananeraie de Bourbon", le letchi à la rhubarbe chez "Le comptoir Melissa" et le manioc au massalé chez "Salédos", des chips péi au sel de Saint-Leu, de Yann Bacconet.
- "Le local c’est une question existentielle" -
Au cœur de cette dynamique, le terroir réunionnais constitue le fondement même de la gastronomie. Il est ainsi mis à l’honneur au sein du festival à travers la marque 100% La Réunion et son Village des producteurs réunissant artisans, producteurs et transformateurs locaux venus de toute l’île", notent encore les organisateurs.
"Plus qu’un rendez-vous gourmand, le Food festival c’est aussi la valorisation de la production locale" ajoutent-ils.
Au restaurant gastronomique éphémère, Magalie, félicite la revisite de produits phares de La Réunion. "Qui penserait de mélanger du sosso maïs avec des brèdes ?" lance-t-elle.
"On a beaucoup fait n’importe quoi pendant longtemps et on a surtout reproduit ce qu’on voyait. Aujourd’hui on adapte sa propre cuisine. Pour moi le local c’est donc une question existentielle", affirme ainsi le chef Kevene Marimoutou.
• Le festival se poursuit jusqu'au dimanche 10 mai.
Horaires d'ouvertue : vendredi de 10h à 22h, samedi de 10h à 23h, dimanche de 10h à 22h.
Entré libre et gratuite.
Plus d'informations sur le programme ici
cs/www.imazpress.com / [email protected]




































Des jeux,de la bouffe,des fêtes et le peuple est content,il suffit de peu pour le calmer et garder sa position. C’est comme ça pratiquement tous les we,tant que le reunionnais qui travaille paye ses impôts...
Manzé kreol dans l'assiette, kozé kreol sur la carte !
On dit gout à nou
On dit "food" en créole ?
En effet. Avec un tel nom je m'attendais à un festival du hamburger : sucre, graisses et médicaments. La « fèt manzé » ça sonnerait mieux.
Enfin, c'est tout de même un article qui fait saliver.