Les organisations professionnelles du secteur culturel et artistique organisent le lundi 10 février 2014, dans différentes villes de France, la manifestation nationale "je marche pour la culture". à La Réunion, les artistes et le centre dramatique de l'océan Indien se mobiliseront également à Saint-Denis "pour la culture", "pour refonder la politique culturelle" et "parce que les richesses générées par le monde de la création sont avant tout celles qui favorisent la liberté de penser, de s'émouvoir, de vivre ensemble contre toute idée d'exclusion". La marche débutera à partir de 10 heures devant la préfecture. (photo archives)
Ainsi, les artistes de lâĂźle dĂ©fileront jusquâĂ lâhĂŽtel de rĂ©gion. Des arrĂȘts sont prĂ©vus devant la direction des affaires culturelles ocĂ©an Indien (DACOI), lâancien hĂŽtel de ville de Saint-Denis, le service culturel du conseil gĂ©nĂ©ral et devant le Palais de la Source.
Par cette action nationale, il sâagira, selon les organisations professionnelles du secteur culturel et artistique, de marcher car disent-ils, "la loi de finance 2014 sâest traduite par une nouvelle baisse du budget du ministĂšre de la culture et de la communication de 2%".
"Cette situation se concrĂ©tise par une baisse drastique des moyens des opĂ©rateurs nationaux, de lâaudiovisuel et de la communication, une ponction sur le CNC et des moyens dâinterventions sur la crĂ©ation et lâenseignement artistique", expliquent-elles.
Ces derniĂšres soulignent que "la loi de finance 2014 confirme et renforce le dĂ©sengagement de lâĂtat de sa politique culturelle, de lâaudiovisuelle, en totale contradiction avec les engagements du candidat Hollande et des dĂ©clarations du Parti socialiste". "Cela se traduit, une fois de plus, par des baisses des moyens pour lâensemble du champ du Spectacle vivant, des arts visuels, du cinĂ©ma, de lâaudiovisuel, de lâenseignement artistique et de lâaction culturelle. A cela sâajoute la baisse des budgets culturels des collectivitĂ©s territoriales suite Ă la diminution de leurs dotations", prĂ©cisent-elles.
Les organisations professionnelles pointent Ă©galement du doigt la loi de dĂ©centralisation, - dite MAPAM -, qui "entĂ©rine le dĂ©sengagement de lâEtat, le transfert de ses compĂ©tences aux collectivitĂ©s territoriales et la fragilisation, voire la disparition des DRAC". "Pourtant le rĂ©cent rapport de lâInspection des finances et de lâinspection des affaires culturelles prĂ©cisent que la culture gĂ©nĂšre 3,2% du PIB (ce qui correspond Ă 5,8% des valeurs ajoutĂ©es nationales) devant lâHĂ©bergement et la Restauration, les TĂ©lĂ©coms, lâAssurance, les Industries Chimiques et Automobiles. Dans ce contexte, la paupĂ©risation des travailleurs de la Culture, des artistes-auteurs, des artistes interprĂštes salariĂ©s est insupportable. Cette politique est dĂ©sastreuse pour la dĂ©mocratie culturelle, pour lâĂ©conomie du pays. Nous nâacceptons pas cette situation. Nous refusons de voir anĂ©anti le service public des Arts et de la Culture, au seul bĂ©nĂ©fice de la marchandisation de tout acte culturel", terminent-elles.
