Mobilisation nationale

Saint-Denis: les artistes vont marcher pour la culture ce lundi

  • PubliĂ© le 5 fĂ©vrier 2014 Ă  16:35
Culture manifestation

Les organisations professionnelles du secteur culturel et artistique organisent le lundi 10 fĂ©vrier 2014, dans diffĂ©rentes villes de France, la manifestation nationale "je marche pour la culture". À La RĂ©union, les artistes et le centre dramatique de l'ocĂ©an Indien se mobiliseront Ă©galement Ă  Saint-Denis "pour la culture", "pour refonder la politique culturelle" et "parce que les richesses gĂ©nĂ©rĂ©es par le monde de la crĂ©ation sont avant tout celles qui favorisent la libertĂ© de penser, de s'Ă©mouvoir, de vivre ensemble contre toute idĂ©e d'exclusion". La marche dĂ©butera Ă  partir de 10 heures devant la prĂ©fecture. (photo archives)

Ainsi, les artistes de l’üle dĂ©fileront jusqu’à l’hĂŽtel de rĂ©gion. Des arrĂȘts sont prĂ©vus devant la direction des affaires culturelles ocĂ©an Indien (DACOI), l’ancien hĂŽtel de ville de Saint-Denis, le service culturel du conseil gĂ©nĂ©ral et devant le Palais de la Source.

Par cette action nationale, il s’agira, selon les organisations professionnelles du secteur culturel et artistique, de marcher car disent-ils, "la loi de finance 2014 s’est traduite par une nouvelle baisse du budget du ministùre de la culture et de la communication de 2%".

"Cette situation se concrĂ©tise par une baisse drastique des moyens des opĂ©rateurs nationaux, de l’audiovisuel et de la communication, une ponction sur le CNC et des moyens d’interventions sur la crĂ©ation et l’enseignement artistique", expliquent-elles.

Ces derniĂšres soulignent que "la loi de finance 2014 confirme et renforce le dĂ©sengagement de l’État de sa politique culturelle, de l’audiovisuelle, en totale contradiction avec les engagements du candidat Hollande et des dĂ©clarations du Parti socialiste". "Cela se traduit, une fois de plus, par des baisses des moyens pour l’ensemble du champ du Spectacle vivant, des arts visuels, du cinĂ©ma, de l’audiovisuel, de l’enseignement artistique et de l’action culturelle. A cela s’ajoute la baisse des budgets culturels des collectivitĂ©s territoriales suite Ă  la diminution de leurs dotations", prĂ©cisent-elles.

Les organisations professionnelles pointent Ă©galement du doigt la loi de dĂ©centralisation, - dite MAPAM -, qui "entĂ©rine le dĂ©sengagement de l’Etat, le transfert de ses compĂ©tences aux collectivitĂ©s territoriales et la fragilisation, voire la disparition des DRAC". "Pourtant le rĂ©cent rapport de l’Inspection des finances et de l’inspection des affaires culturelles prĂ©cisent que la culture gĂ©nĂšre 3,2% du PIB (ce qui correspond Ă  5,8% des valeurs ajoutĂ©es nationales) devant l’HĂ©bergement et la Restauration, les TĂ©lĂ©coms, l’Assurance, les Industries Chimiques et Automobiles. Dans ce contexte, la paupĂ©risation des travailleurs de la Culture, des artistes-auteurs, des artistes interprĂštes salariĂ©s est insupportable. Cette politique est dĂ©sastreuse pour la dĂ©mocratie culturelle, pour l’économie du pays. Nous n’acceptons pas cette situation. Nous refusons de voir anĂ©anti le service public des Arts et de la Culture, au seul bĂ©nĂ©fice de la marchandisation de tout acte culturel", terminent-elles.

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