Depuis vendredi 14 février au lycée Stella de Saint-Leu et depuis ce jeudi 20 février au lycée des Roches Maigres de Saint-Louis, la majorité des personnels sont en grève pour protester contre un manque de moyens. Pour la CGTR Educ'action, "c'est un véritable ras-le-bol qui s'exprime, le fruit du contraste entre les annonces ministérielles et la réalité". Le syndicat en appelle au recteur afin "qu'il apporte urgemment des réponses aux revendications exprimées".
"Les mobilisations des personnels au LP Roches Maigres tout comme celle du lycée Stella démontrent, si besoin est, qu'au-delà des effets d’annonce, les moyens alloués ne sont pas à la hauteur des enjeux de notre académie", considère la CGTR Educ’action. "C’est un véritable ras-le-bol qui s’exprime, le fruit du contraste entre les annonces ministérielles et la réalité. Après plusieurs années de reculs en termes d’horaires et de conditions de travail dégradées, les personnels ne peuvent accepter la poursuite dans la logique de prendre à Pierre pour habiller Paul ! Les moyens nécessaires pour avoir les taux d’encadrement ne sont pas là. Les conséquences ? Augmentation des effectifs par classe, structure imparfaitement financée...", ajoute le syndicat.
Et de poursuivre : "Dans tous nos établissements, le constat est le même, les DHG sont en baisse ou insuffisantes. Les conséquences sont immédiates : les collèges et lycées sont amenés à gérer la pénurie, à regrouper des sections, à augmenter la taille des groupes et des classes. Il ressort clairement que les dédoublements et les effectifs allégés ne sont plus un objectif pour tous les établissements. Imposons leur le changement !"
"C’est pour refuser cette dégradation des conditions d’études et d’enseignement, que les personnels de Roches Maigres et Stella se sont mobilisés. Nul doute que les personnels d’autres établissements monteront eux aussi au créneau prochainement", prévoit la CGTR Educ’action qui "apporte tout son soutien aux luttes des personnels" et "exige du recteur qu’il apporte urgemment des réponses aux revendications exprimées".

Moi je propose qu'ils échangent leur destin avec ceux de la SIB .