Des coups sur sa femme enceinte de 8 mois

Violences conjugales : Kévin S. condamné à 6 mois de prison ferme

  • Publié le 9 juillet 2025 à 18:30
  • Actualisé le 9 juillet 2025 à 18:43
tribunal de saint-denis

Kévin S., 22 ans, a été condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Denis, ce mercredi 9 juillet 2025, à 18 mois de prison dont 12 avec sursis probatoire et un maintien en détention pour des violences répétées sur sa compagne enceinte. Malgré des faits, étalés sur plus d’un an, le mis en cause a du mal à se remettre en question (Photo d'illustration rb/www.imazpress.com)

Jugé en comparution immédiate ce mercredi 9 juillet 2025 à Saint-Denis, Kévin S., 22 ans, a été condamné à 18 mois de prison dont 12 avec sursis probatoire, pour des violences répétées sur sa compagne, enceinte au moment d'une partie des faits. Le tribunal a ordonné son maintien en détention pour la partie ferme de la peine.

Pas moins de quatre dossiers ont été joints pour cette audience correctionnelle. Les faits les plus récents remontent au 6 juillet 2025 : la victime, enceinte de huit mois, est frappée en pleine rue. Elle reçoit des coups de pied dans le ventre, des coups de poing au visage, sa tête est projetée contre une portière, et son téléphone est arraché puis lancé dans l'habitacle du véhicule.

À ce moment là, Kevin S. est déjà convoqué devant le tribunal correctionnel pour de précédents épisodes de violences qui s’échelonnent de juillet 2024 à mai 2025 : coups de poing, tirage de cheveux, menaces de mort, multiples hématomes et interventions répétées des forces de l’ordre.

Le prévenu était également sous contrôle judiciaire et soumis à une interdiction de contact avec la victime, après une précédente audience en mai. Une obligation qu'il n'a pas respectée allant même jusqu'à pointer au commissariat de Malartic avec sa compagne qui l'attendait dans leur véhicule. En racontant ce détail à la barre, le jeune homme espère se dédouaner un peu de tout ce qui lui est reproché et qui fait froid dans le dos.

- Déni persistant face aux preuves médicales -

À la barre, Kévin S., ne refuse pas de s'expliquer sur chacun des coups mais minimise les faits et accuse sa compagne d’être "violente et jalouse". Il affirme même "qu’elle aurait pu se blesser seule", qu’il ne fait que se défendre et que ses consommations d’alcool sont liées à la relation toxique qu'ils entretiennent. Il reconnaît des disputes, mais nie de nombreux coups pourtant attestés par les médecins.

Selon ses dires, ce serait à chaque fois le même scénario : une dispute puis, "elle tente de s'emparer de mes papiers d'identité et de les détruire. Je suis obligé de me défendre" argumente le prévenu.

L’avocate de la victime, Me Guillaume Motos, souligne l’absence de remise en question de l'intéressé et demande 1 000 euros de dommages et intérêts, obtenus par la partie civile. La robe noire indique respecter la volonté de sa cliente qui ne souhaite pas que le père de ses deux enfants, dont un placé, soit sanctionné par une somme importante d'argent à payer.

Le parquet, évoquant l’alcool, la répétition des faits, l’absence de domicile et donc de garantie de représentation du vingtenaire et la violation du contrôle judiciaire, avait requis deux ans de prison dont un an ferme. La peine prononcée par le tribunal a été plus clémente.

Kevin S. dort cependant à Domenjd ce mercredi soir avec l'obligation de se soigner, l'interdiction de paraitre au domicile de la victime et d'entrer en contact avec elle. Il devra suivre un stage de sensibilisation aux violences conjugales.

is/www.imazpress.com/redac@ipreunion.com

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