Le port et le transport d’armes toujours interdits

Violences urbaines : le préfet renouvelle l’arrêté interdisant les combats de rue ce week-end

  • Publié le 5 avril 2024 à 15:11

Pour prévenir les troubles à l’ordre public suite aux récentes violences urbaines dans plusieurs communes du département, le préfet de La Réunion interdit à nouveau l’organisation des combats de rue dans le département de La Réunion, à compter de ce vendredi 5 avril 2024 à 18h jusqu’au lundi 8 avril 2024 à 8h. Le port et le transport d’armes, toutes catégories confondues, de munitions et de leurs éléments dans le département de La Réunion, sont toujours interdits. Des interdictions de fait déjà établies par la loi, mais des arrêtés préfectoraux nécessaires "pour renforcer l'intervention des forces de l'ordre" (Photo : rb/www.imazpress.com)

"Ces dernières semaines, plusieurs infractions au port et transport d’armes ont été constatées sur l’espace public (attroupements de groupes armés, rixes armées entraînant des blessés graves et des dégradations, l’enregistrement et la diffusion de vidéos menaçantes exhibant des armes), ainsi que des combats de rue générateurs de nuisances, de dégradations de biens et de rixes", indique la préfecture dans un communiqué.

Ces infractions sont réprimées conformément aux lois et règlements en vigueur jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Pour cette raison, "les forces de l’ordre, qui sont déjà fortement mobilisées, continueront d’être déployées afin d’assurer la sécurité dans l’espace public", précise la préfecture.

Des arrêtés pris mais qui - malgré des dates de début et de fin - n'enlèvent en rien le fait que de base, les combats de rue, le port et transport d'armes sont interdits.

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- Des personnes rassemblées malgré les interdictions -

Durant le week-end de Pâques, "un combat de rue a été organisé au Port, rassemblant plus d’une centaine de personnes et causant ainsi des troubles à l’ordre public", explique la préfecture.

Les projectiles ont fusé, sans pour autant faire de blessés ni de dégâts. Les individus se sont rapidement dispersés. Une dizaine d'infractions à l'interdiction de port et transport d'armes ont également été constatées.

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Le samedi 30 mars, c'est une vaste opération de contrôle qui a été menée par les gendarmes et les policiers à Bras-Panon et à Saint-André. Plusieurs centaines de personnes ont été contrôlées et plusieurs infractions relevées.

En tout, 767 personnes ont été contrôlées. 21 présentaient sur elles de stupéfiants et 9 conduisaient sur l'empire d'un état alcoolique.

Les forces de l'ordre ont relevé également 4 ports d'armes.

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Un rappel à la loi alors que ces dernières semaines, plusieurs infractions au port et transport d’armes ont été constatées sur l’espace public "avec notamment des attroupements de groupes armés, en particulier de sabres, des rixes armées entraînant des blessés graves et des dégradations, l’enregistrement et la diffusion de vidéos menaçantes exhibant des armes" détaille la préfecture.

- Le préfet et les élus s'engagent pour une "meilleure coordination des moyens" -

À la suite de la réunion avec les élus de l’île le 3 avril 2024, le préfet de La Réunion maintient l’effort de sécurité sur le territoire et a donc décidé de renouveler l’arrêté interdisant l’organisation des combats de rue ce week-end.

La création d'un "conseil départemental de prévention de la délinquance" a notamment été annoncé, qui se consacrera toute l'année à la problématique des mineurs délaissés notamment.

Deux axes ont notamment été retenus lors des discussions entre les élus et les autorités : la répression, mais aussi la prévention.

"Face aux violences que nous constatons, il faut que la police et la gendarmerie travaillent en lien avec les maires avec les instruments qui existent, mais aussi avec de nouveaux dispositifs comme Place nette" détaille le préfet. "Cet axe répressif est fait pour envoyer un signal aux délinquants : aucune tolérance."

Mais alors que beaucoup de ces auteurs de violences sont des mineurs, parfois même très jeunes, Jérôme Filippini et ses interlocuteurs veulent aussi s'engager auprès de ces enfants délaissés.

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3 Commentaires
Missouk
Missouk
1 mois

On interdit les combats de rues. Habituellement c'est autorisé ? C'est quoi cette blague ?

HULK
HULK
1 mois

Quel dommage qu'il persiste dans le ridicule.

almuba
almuba
1 mois

Et après ce week-end, autorisé ?