Chez les Bleus

Mondial-2018: la France en apnée, mais c'est elle qui respire le mieux

  • PubliĂ© le 22 juin 2018 Ă  17:57
  • ActualisĂ© le 22 juin 2018 Ă  18:03
Antoine Griezmann (à g.) et Kylian Mbappe (à dr.)qui vient de marquer face au Pérou à Iékatérinbourg, le 21 juin 2018 en phase de groupes de la Coupe du Monde en Russie

L'important, c'est l'étroit point... de passage vers les 8e de finale: l'équipe de France n'a pas particuliÚrement brillé à ses deux premiers matches au Mondial-2018 mais au moins les a-t-elle remportés, quand les autres sélections huppées se traßnent.


L'important, c'est les six points empochés et une solidité défensive qui fait souvent l'apanage des équipes qui vont au bout. "La France confirme dÚs le départ qu'elle est une grande candidate à la Coupe du monde. Solide, pragmatique, gagnante", a résumé l'ex-attaquant italien Alessandro Del Piero sur Twitter.

Au-delà des résultats, la presse française a aussi souligné certaines carences dans le jeu des Bleus, de la mollesse dans la domination devant l'Australie (2-1) à l'absence de maßtrise face au Pérou (1-0).

"Dans les poules, il y a les équipes qui se préparent pour aller au bout et qui ne sont pas forcément trÚs bien physiquement au début de la compétition: l'idée est de gagner les deux premiers matches pour se qualifier pour les 8e, parce qu'aprÚs il y aura les quarts, les demies.... Et il y a les autres équipes, comme l'Australie, qui viennent à la Coupe du monde pour passer ce tour et qui commencent à fond", a relativisé l'entraßneur Franck Passi auprÚs de l'AFP.

- "On va monter en puissance" -

Alors la presse française, sĂ©vĂšre, voire injuste? "Bien sĂ»r que vous ĂȘtes trĂšs exigeants avec nous, c'est une bonne chose, ça veut dire que l'Ă©quipe de France est pĂ©trie de talent et qu'elle a les moyens de ses ambitions, qui est de gagner la Coupe du monde. On ne va pas se voir plus beaux qu'on est, on peut encore mieux faire, on va monter en puissance mais ce match-lĂ  (de jeudi) est trĂšs encourageant", a rĂ©pliquĂ© Olivier Giroud aux journalistes vendredi.

Et puis, le parcours français prend aussi une certaine Ă©paisseur au regard de ce qui se passe ailleurs en Russie. "On a vu durant cette Coupe du monde que, mĂȘme pour certaines grandes nations, c'Ă©tait difficile de gagner deux matches, nous on l'a fait", a soulignĂ© le milieu Steven N'Zonzi devant la presse vendredi.

"Vous avez vu, il y a de trĂšs grandes nations qui n'ont gagnĂ© qu'un seul match. On parle, on parle... mais pour l'instant on est quand mĂȘme dans le positif et il ne faut pas oublier ça", avait assenĂ© Paul Pogba dĂšs jeudi soir.

La soirée avalisait Î combien les dires de la "Pioche", avec la déconfiture de l'Argentine de Lionel Messi dans la foulée: les finalistes de l'édition 2014 se sont fait balkaniser 3-0 par la Croatie, aprÚs avoir été refroidis par l'Islande (1-1).

- TempĂȘte allemande -

L'Argentine ne faisait pas vraiment partie des grands favoris en Russie, plutĂŽt classĂ©e dans le deuxiĂšme rideau en compagnie de la France. Mais, Ă  l'Ă©tage supĂ©rieur, ça coince Ă©galement, pour l'Allemagne, le BrĂ©sil voire l'Espagne. Les Allemands champions du monde, au premier chef, sont tombĂ©s de haut d'entrĂ©e de jeu, face au Mexique (0-1), et leur sĂ©lectionneur Joachim Löw essuie sa plus grosse tempĂȘte depuis sa prise de fonctions en 2006.

Les Brésiliens de Tite ont connu un faux départ en concédant le nul à la Suisse (1-1). Et Neymar, titularisé, a moins fait parler ses pieds que de sa choucroute capillaire. L'Espagne au jeu si léché s'est heurtée au Portugal de Cristiano Ronaldo en ouverture (3-3). La Roja, comme les champions d'Europe portugais, sont plutÎt bien partis pour la qualification mais pas encore qualifiés aprÚs leur deuxiÚme match, un petit 1-0 contre l'Iran et le Maroc.

"J'ai vu l'Espagne contre l'Iran, elle a passé les dix derniÚres minutes à défendre. Si vous voulez qu'on domine tous nos adversaires et qu'on gagne 5-0, il ne faut pas venir à une Coupe du monde, pas celle-là, parce que c'est compliqué pour tout le monde", a contre-attaqué Didier Deschamps en réponse à une question sur les difficultés de son équipe éprouvées face aux Péruviens, notamment en seconde période.

AFP

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