La France "a mieux joué" que l'Uruguay, a reconnu le sélectionneur Oscar Tabarez après la défaite de la Celeste 2-0 en quart de finale du Mondial-2018, vendredi à Nijni Novgorod.
Q: Que vous a-t-il manqué pour battre les Français?
R: "Ce qui a manqué à toute équipe qui perd. L'adversaire nous a dominés et il faut le féliciter. Les vingt premières minutes étaient équilibrées. Ils ont pris l'avantage, ce sont des avantages qui pèsent beaucoup dans un quart. On a fait les efforts, il n'y a aucun doute là -dessus, mais la France a bien contrôlé le match, et quand on était menés 2-0, l'avantage était grand... On n'a pas trouvé les solutions, mais je reconnais que l'adversaire a mieux joué".
Q: Qu'avez-vous appris de cette défaite?
R: "Nous n'avons rien appris, rien: nous avons perdu".
Q: Que reste-t-il de positif?
R: "C'est qu'on essaie depuis longtemps et de temps en temps, on a réussi. Aujourd'hui (vendredi), un rêve s'est terminé. Mais après ce Mondial, il y aura d'autres qualifications, une Copa America (en 2019)... Ce rêve s'est terminé mais d'autres vont apparaître. La défaite fait mal, dans un pays de foot comme l'Uruguay, c'est normal, mais ensuite viendra l'heure de considérer d'autres choses. D'autres équipes de l'élite mondiale sont parties avant nous. Ca fait mal, mais on n'a pas le droit de dramatiser non plus".
Q: Qu'avez-vous dit au gardien Fernando Muslera, auteur d'une faute de main sur le deuxième but français?
R: "Ca fait partie de l'intimité de la sélection uruguayenne. Je ne vais pas raconter ce que je dis aux joueurs. Le joueur, on le soutient pour son travail, et je ne vais jamais lâcher un joueur".
Q: Avez-vous décidé de continuer à la tête de la sélection?
R: "Dans aucune Fédération, ce n'est le sélectionneur qui décide. Moi, mon contrat ne s'est pas terminé, et je ne vais pas parler de ce sujet: toute déclaration, dans quelque sens que ce soit, peut générer des articles de presse mais moi ça me porterait préjudice, et à la sélection uruguayenne aussi. Cette partie de l'activité s'est terminée, c'est arrivé ainsi après le Mondial au Brésil, et j'ai pu continuer. Rien ne me donne plus satisfaction que d'être à la tête de la sélection."
Propos recueillis en conférence de presse
AFP
