Conflit au Moyen-Orient : Macron a parlé à Trump et Netanyahu, il appelle au respect de l'intégrité territoriale du Liban

  • Publié le 5 mars 2026 à 07:11
Le président Emmanuel Macron s'exprime lors d'un conseil de défense à l'Elysée, le 1er mars 2026 à Paris ( POOL / Aurelien Morissard )

Les gouvernements américain et israélien affirment mercredi que Téhéran répond de plus en plus faiblement à leur offensive, au cinquième jour d’une guerre loin de se cantonner à ces trois pays. Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu mercredi avec son homoloque américain Donald Trump et avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu'il a appelé "à préserver l'intégrité territoriale du Liban et à s'abstenir d'une offensive terrestre".

  • Explosions à Jérusalem

    Des explosions ont été entendues par des journalistes de l'AFP à Jérusalem jeudi matin après une nouvelle série de tirs de missiles depuis l'Iran, les services de secours israéliens indiquant ne pas avoir recensé de victimes dans l'immédiat.

    L'armée israélienne avait activé trois alertes aux missiles iraniens dans les deux heures précédentes.

  • Carney n'exclut pas une participation militaire du Canada à la guerre au Moyen-Orient

    Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré jeudi qu'il ne pouvait exclure la participation militaire de son pays à la guerre qui s'intensifie au Moyen-Orient.

    "On ne peut jamais exclure catégoriquement une participation", a-t-il déclaré aux côtés de son homologue australien Anthony Albanese, à Canberra.

    "Nous soutiendrons nos alliés", a-t-il ajouté.

  • Macron a parlé à Trump et Netanyahu, appelle au respect de l'intégrité territoriale du Liban

    Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu mercredi avec son homoloque américain Donald Trump et avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu'il a appelé "à préserver l'intégrité territoriale du Liban et à s'abstenir d'une offensive terrestre".

    Dans un message sur X, relatant ses conversations avec Benjamin Netanyahu ainsi qu'avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, Emmanuel Macron dit également avoir "réaffirmé la nécessité que le Hezbollah cesse immédiatement ses attaques contre Israël et au-delà".

    "Cette stratégie d'escalade constitue une faute majeure qui met en péril l'ensemble de la région", a jugé le chef de l’État français.

    Son entourage a fait savoir qu'il avait également échangé avec Donald Trump mercredi soir et avait "alerté" le président américain "sur la situation au Liban à laquelle la France demeure très attentive".

    "Le président Trump a contacté le président de la République ce soir pour l'informer de l'état des opérations militaires menées par les États-Unis en Iran", a indiqué l'entourage d'Emmanuel Macron.

    À ses interlocuteurs libanais, le président français a promis que "la France prendra des initiatives immédiates pour soutenir les populations libanaises déplacées" face à "l'urgence humanitaire dans le sud du Liban" depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient par Israël et les États-Unis.

    Il a assuré que la France poursuivrait également "son soutien aux efforts des Forces armées libanaises, afin qu'elles puissent assumer pleinement leurs missions de souveraineté et mettent un terme à la menace posée par le Hezbollah".

  • La liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, une "priorité" selon la ministre française des Armées

    La liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, dont les Gardiens de la Révolution iraniens ont revendiqué mercredi avoir le "contrôle total" constitue "une priorité", a affirmé la ministre française des Armées Catherine Vautrin.

    "Rétablir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz est une priorité du président de la République et nous y travaillons activement depuis plusieurs jours", a-t-elle confié dans un entretien aux journaux du groupe Ebra.

    "Une telle opération ne peut s’envisager qu’en coalition", a-t-elle ajouté.

    La ministre avait indiqué plus tôt sur X s’être entretenue mercredi avec ses homologues allemand, britannique, italien et polonais (groupe dit du "E5") sur "la situation au Moyen-Orient" et notamment sur le fait de "bâtir une coalition pour sécuriser les voies maritimes".

  • Liban: trois personnes tuées dans des frappes israéliennes près de l’aéroport de Beyrouth

    Trois personnes ont été tuées dans deux frappes israéliennes ayant visé deux voitures sur l’autoroute menant à l’aéroport de Beyrouth, ont indiqué mercredi soir les autorités libanaises.

    Six personnes ont également été blessées, a précisé le ministère de la Santé du Liban. La frappe s’est produite sur la route de l’aéroport, selon l’agence de presse libanaise Ani.

  • Washington et Israël assurent que ces tirs baissent désormais en intensité

    Le nombre de missiles iraniens tirés vers Israël diminue "chaque jour", a déclaré un porte-parole de l’armée israélienne.

    "Israël et les Etats-Unis ont ensemble réalisé des avancées historiques " a affirmé plus tard le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

    "Nous sommes en position de force maintenant", a assuré de son côté le président américain Donald Trump.

    Première victime collatérale du conflit, le Liban est entraîné dans la guerre par le Hezbollah qui compte "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei.

    "Nous ne nous rendrons pas", a martelé mercredi soir le chef de la formation pro-iranienne, Naïm Qassem, alors que le pouvoir libanais souhaite qu’il rende les armes.

    D’habitude préservées du tumulte de la région, des villes comme Dubaï et Riyad se retrouvent également plongées dans le chaos, entre ambassades américaines fermées, touristes bloqués, milliers de vols annulés, raffineries et pétroliers visés.

    Lire aussi - Liban : le chef du Hezbollah défiant, les forces israéliennes avancent dans le sud

  • Bonjour La Réunion

    Nous ouvrons ce direct pur continuer de suivre l'évolution de la situation au Moyen-Orient après l'attaque samedi de l'Iran par Israël et les Etats-Unis.

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À propos

Depuis l’attaque israélo-américaine lancée samedi contre l’Iran, Téhéran réplique par des salves de drones et missiles contre Israël et des cibles américaines dans le Golfe.

Washington et Israël assurent que ces tirs baissent désormais en intensité.

Le nombre de missiles iraniens tirés vers Israël diminue "chaque jour", a déclaré un porte-parole de l’armée israélienne.

"Israël et les Etats-Unis ont ensemble réalisé des avancées historiques " a affirmé plus tard le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Nous sommes en position de force maintenant", a assuré de son côté le président américain Donald Trump.

Première victime collatérale du conflit, le Liban est entraîné dans la guerre par le Hezbollah qui compte « venger » la mort du guide iranien Ali Khamenei.

"Nous ne nous rendrons pas", a martelé mercredi soir le chef de la formation pro-iranienne, Naïm Qassem, alors que le pouvoir libanais souhaite qu’il rende les armes.

D’habitude préservées du tumulte de la région, des villes comme Dubaï et Riyad se retrouvent également plongées dans le chaos, entre ambassades américaines fermées, touristes bloqués, milliers de vols annulés, raffineries et pétroliers visés.

Lire aussi - Israël lance de nouvelles frappes contre l'Iran et le Liban au cinquième jour de la guerre

- Le détroit d’Ormuz bloqué -

Le conflit a des répercussions à des milliers de kilomètres de Téhéran: un sous-marin américain a coulé un bateau de guerre iranien dans l’océan Indien, une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les autorités srilankaises ont fait état d’au moins 87 marins tués et de dizaines de disparus.

L’Irak est aussi dans la tourmente: l’Iran a ciblé, dans la région voisine du Kurdistan irakien, des groupes d’opposition kurdes armés et hostiles à la République islamique.

La Turquie s’est elle aussi retrouvée prise malgré elle dans le conflit, après l’interception d’un missile tiré depuis l’Iran. La cible était vraisemblablement une base militaire de Chypre, selon un responsable turc.

Dans le stratégique détroit d’Ormuz, le trafic maritime est toujours paralysé.

Les Gardiens de la Révolution, force chargée des opérations extérieures iraniennes, ont revendiqué mercredi le contrôle « total » du passage, par lequel transitent habituellement 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

Résultat: les prix du pétrole continuent d’augmenter.

- "Escalade" au Liban -

Au Liban, Israël a élargi le champ de ses frappes et a déclenché des opérations terrestres dans le sud du pays.

"Cette stratégie d’escalade constitue une faute majeure qui met en péril l’ensemble de la région", a déploré le président français Emmanuel Macron, en appelant à « préserver l’intégrité territoriale du Liban » après un entretien avec les dirigeants des Etats-Unis et d’Israël.

Mercredi soir, trois personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes près de Beyrouth, selon les autorités libanaises.

Ces dernières avaient précédemment fait état de 72 morts et 83.000 déplacés depuis le début des violences, lundi.

Côté iranien, l’agence de presse officielle Irna a fait état mercredi de 1.045 morts, un bilan que l’AFP n’a pu vérifier.

Six militaires américains ont été tués, selon le Pentagone. Et dix personnes sont mortes dans des frappes iraniennes en Israël, d’après les services de secours.

Dans les pays du Golfe, les attaques iraniennes ont fait 13 morts, dont une fillette de 11 ans tuée mercredi par la chute de débris dans une zone résidentielle au Koweït.

Lire aussi - L'Iran sous le feu israélo-américain, Trump dit avoir "presque tout détruit"

- Rassemblements pour Khamenei -

Pilonnée sans relâche, Téhéran a des allures de ville morte. Les habitants qui n’ont pas fui évitent de sortir.

"Téhéran est aussi désert qu’hier. Les rues qui ont été touchées (par des frappes) sont bouclées et des employés enlèvent les décombres. Il y a des contrôles de patrouilles de police partout", a témoigné sur Telegram Abid, un habitant de la capitale.

Les autorités ont reporté les obsèques nationales initialement prévues mercredi soir pour Ali Khamenei, tué samedi au début de l’offensive.

Elles n’ont pas fait de lien avec la situation sécuritaire, invoquant la nécessité de se préparer face à l’affluence attendue.

Mercredi soir, des milliers de personnes se sont rassemblées en divers endroits du pays en hommage à Khamenei, a rapporté la télévision publique iranienne.

Certains participants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Mort à l’Amérique" et "Mort à Israël".

AFP

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