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CONFLIT AU MOYEN-ORIENT Berlin, Paris et Londres prêts à des "actions défensives" pour "détruire" les capacités militaires de l’Iran

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Frappes sur l'Iran : Trump prévoit une opération de "quatre semaines ou moins", Berlin, Paris et Londres prêts à des "actions défensives"

  • Publié le 2 mars 2026 à 05:19
  • Actualisé le 2 mars 2026 à 08:24
Ce dimanche soir, Dubaï a de nouveau été frappé par l'Iran. AFP/FADEL SENNA

Les dirigeants allemands, français et britanniques se sont dit prêts dimanche à des "actions défensives nécessaires et proportionnées" face aux ripostes iraniennes afin de "détruire à la source" les capacités militaires de Téhéran. L'Iran a mené dimanche pour la deuxième journée consécutive des frappes sur Israël et les monarchies du Golfe, qui ont fait au moins 16 morts, en riposte à l'attaque américano-israélienne et à la mort d'Ali Khamenei. En Iran, au moins 244 personnes ont été tuées dans les attaques américano-israéliennes, d’après les autorités.

  • "Quatre semaines" de guerre au moins annonce Donald Trump

    Dans une prise de parole ce soir, publiée sur son réseau social Truth Social, Donald Trump promet de "venger" la mort de militaires américains décédés dans l'opération menée contre l'Iran tout en reconnaissant qu'il y aurait "probablement" d'autres pertes "avant la fin.

    C'est comme ça". À propos des trois soldats décédés, il a affirmé : "L'Amérique va venger leurs morts et porter le coup le plus sévère sur les terroristes qui ont déclaré la guerre contre, fondamentalement, la civilisation".

    Donald Trump a également une nouvelle fois appelé les Gardiens de la Révolution iraniens et la "police militaire" à "déposer les armes et recevoir une immunité totale ou faire face à une mort certaine". Le président américain a aussi renouvelé son appel à un renversement des autorités : "J'appelle tous les patriotes iraniens en quête de liberté à saisir cette occasion, soyez courageux, soyez audacieux, soyez héroïques et reprenez le pouvoir. L'Amérique est avec vous."

  • L’UE pour une "transition crédible", met en garde contre une "escalade"

    La présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé dimanche à oeuvrer à une "transition crédible" en Iran après la mort du guide suprême Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes, mettant en garde contre le risque "d’escalade". 

    A l’issue de ces discussions, la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères Kaja Kallas, s’exprimant pour les 27, a aussi mis en garde dimanche contre une "escalade" au Moyen-Orient, qui aurait "beaucoup à perdre de toute guerre longue".

  • La France va rehausser sa "posture" militaire dans le Golfe

    La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l’Iran en riposte à l’offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

    "Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l’Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

    Il faut "adapter la posture à l’évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

    Les dirigeants allemands, français et britanniques se sont dit prêts dimanche à des "actions défensives nécessaires et proportionnées" face aux ripostes iraniennes afin de "détruire à la source" les capacités militaires de Téhéran. L'Iran a mené dimanche pour la deuxième journée consécutive des frappes sur Israël et les monarchies du Golfe, qui ont fait au moins 16 morts, en riposte à l'attaque américano-israélienne et à la mort d'Ali Khamenei. En Iran, au moins 244 personnes ont été tuées dans les attaques américano-israéliennes, d’après les autorités.

    "Nous prendrons des mesures pour défendre nos intérêts et ceux de nos alliés dans la région", potentiellement en empêchant la République islamique de tirer des missiles et des drones, a mis en garde le groupe E3, qui rassemble les trois puissances, dans une déclaration commune.

    Les dirigeants européens se disent "consternés" par ces attaques "à l’aveugle et disproportionnées" qui touchent des pays du Moyen-Orient non impliqués dans l’opération militaire initiale.

  • Le QG des Gardiens de la révolution iraniens détruit

    Les frappes américano-israéliennes ont détruit le Quartier général des Gardiens de la Révolution iraniens, a annoncé dimanche le Pentagone, alors que les Etats-Unis ont déploré leurs premières victimes d’une guerre qui menace d’embraser le Moyen-Orient.

    Au lendemain de la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Khamenei, les Etats-Unis et Israël ont dit avoir "décapité le serpent" lors d’une attaque à grande échelle samedi, l’armée israélienne soulignant avoir porté un "coup dur" aux capacités de commandement iraniens.

    Alors que les deux camps affichent leur détermination à poursuivre les hostilités, laissant craindre un embrasement régional, Téhéran a continué dimanche à mener des frappes de représailles sur les pays du Golfe alliés des Etats-Unis et Israël.

  • Une attaque iranienne provoque un incendie sur une base accueillant des forces françaises

    Une attaque de drones iraniens contre une base navale d’Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées.

    "Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd’hui à la suite d’un incident résultant d’une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d’Al Salam, à Abou Dhabi", a déclaré le ministère.

    La base émiratie, également connue sous le nom de Camp de la Paix, accueille des forces françaises à l’invitation des Emirats arabes unis.

    "Un hangar de notre base navale mitoyenne de celle des Emiriens a été touché dans une attaque de drones qui a ciblé le port d’Abou Dhabi. Les dégâts ne sont que matériels et limités. Aucun blessé n’est à déplorer" a affirmé sur X la ministre des Armées, Catherine Vautrin.

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    Nous ouvrons ce direct pur continuer de suivre l'évolution de la situation au Moyen-Orient après l'attaque samedi de l'Iran par Israël et les Etats-Unis.

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À propos

"Nous prendrons des mesures pour défendre nos intérêts et ceux de nos alliés dans la région", potentiellement en empêchant la République islamique de tirer des missiles et des drones, a mis en garde le groupe E3, qui rassemble les trois puissances, dans une déclaration commune.

Téhéran a répliqué à l’offensive américaine et israélienne débutée samedi avec des frappes tous azimuts contre plusieurs pays voisins, notamment ceux abritant des bases américaines, et Israël, où neuf personnes ont été tuées dimanche selon les secours.

Les dirigeants européens se disent "consternés" par ces attaques "à l’aveugle et disproportionnées" qui touchent des pays du Moyen-Orient non impliqués dans l’opération militaire initiale.

Les frappes 'ont ciblé nos alliés proches et menacent notre personnel militaire et nos civils dans toute la région', ajoute le communiqué.

Berlin, Paris et Londres discuteront de ces mesures défensives avec les États-Unis et leurs alliés dans la région.

Dimanche, Washington a aussi fait état des premiers soldats américains tués dans le cadre de l’opération qui a mené à la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.

L’Iran ne se fixe "aucune limite" dans son droit à se défendre, a déclaré dimanche le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans un entretien avec la chaîne de télévision américaine ABC. "Ce que font les États-Unis est un acte d’agression. Ce que nous faisons, c’est nous défendre. C’est très différent", a-t-il insisté.

- Iran : 48 dirigeants iraniens tués selon Donald Trump, qui se dit prêt à "discuter" -

Samedi, 201 personnes, dont 108 dans une école de filles, d’après le pouvoir judiciaire - une attaque dont Israël dit "ne pas être au courant", ont été tuées selon le Croissant-Rouge iranien. Dimanche, 43 membres des forces de sécurité sont morts.

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l’Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d’un entretien avec son homologue iranien, alors que l’Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

L’Iran s'est dit ouvert à "toute initiative sérieuse" visant à une désescalade, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères lors d’un échange avec son homologue omanais, selon Reuters, tandis que Donald Trump s'est lui aussi dit ouvert aux discussions. 

Alors que les frappes israélo-américaines sans précédent se sont poursuivies contre l’Iran, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a mis en garde contre une "série d’événements que personne ne peut contrôler", et le pape Léon XIV a appelé à mettre fin à la "spirale de la violence".

En riposte à l’attaque lors de laquelle de très hauts responsables iraniens ont péri samedi, la République islamique a lancé des frappes tous azimuts contre plusieurs pays voisins, notamment ceux abritant des bases américaines, et Israël, où neuf personnes ont été tuées dimanche selon les secours.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l’Iran, ont dit avoir lancé une attaque « de grande envergure ». Un responsable iranien a souligné que Téhéran visait les bases américaines dans les pays voisins, et non ses voisins.

Trois soldats américains ont été tués et cinq autres grièvement blessés dans le cadre de l’opération contre l’Iran, a annoncé dimanche le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), les premières victimes américaines connues.

Lire aussi - Bombardements en Iran : des explosions entendues en Israël, en Arabie saoudite, au Qatar, à Abou Dhabi, au Koweït et à Bahreïn

- "Revenir à la raison" -

Des journalistes de l’AFP ont entendu de nouvelles explosions à Dubaï, Abou Dhabi, Doha, Ryad et Manama, ainsi qu’Oman, médiateur dans les négociations reprises début février entre l’Iran et les Etats-Unis.

Ryad a intercepté des missiles iraniens visant l’aéroport international de Ryad et la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des militaires américains, a indiqué à l’AFP une source du Golfe au fait du dossier.

Deux navires ont été attaqués au large des Emirats arabes unis et d’Oman dans le détroit d’Ormuz, selon des agences de sécurité maritimes. Le premier armateur mondial, l’italo-suisse MSC, a ordonné à tous ses navires présents dans le Golfe de "se mettre à l’abri".

Les Emirats, où trois personnes ont été tuées et 58 blessées depuis samedi, ont appelé l’Iran à revenir "à la raison".

Les hostilités ont entraîné l’annulation de plusieurs centaines de vols à travers le monde vers le Moyen-Orient.

Le Royaume-Uni a exhorté ses citoyens se trouvant à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et aux Emirats à "rester à l’abri". La France se dit se tenir prête à évacuer ses ressortissants au Proche-Orient.

Comme il avait prévenu, l’Iran a aussi répliqué avec de nouvelles frappes contre Israël.

Neuf personnes ont été tuées dimanche à Bet Shemesh, dans le centre d’Israël, quand un bâtiment s’est effondré à la suite d’une "frappe directe" de missile iranien, ont annoncé les secours, précisant avoir évacué 28 blessés dont deux dans un état grave.

Plus de 20 personnes ont aussi été blessées à Tel-Aviv. Dimanche matin, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti dans plusieurs régions d’Israël.

D’abord annoncée par Donald Trump, la mort d’Ali Khamenei a été confirmée dans la nuit par la télévision d’Etat iranienne.

Le président, Massoud Pezeshkian, a déclaré dimanche que venger sa mort était un droit "légitime".

"HIER, L’IRAN A TIRÉ DES MISSILES SUR LES ETATS-UNIS ET ISRAËL, ET ILS ONT FAIT MAL. AUJOURD’HUI, NOUS LES FRAPPERONS AVEC UNE FORCE QU’ILS N’ONT JAMAIS CONNUE", a prévenu le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, sur X.

Des milliers de personnes se sont rassemblées à Téhéran, certaines en larmes, brandissant des drapeaux iraniens aux cris de "mort à l’Amérique", "mort à Israël", selon un journaliste de l’AFP sur place.

- "Frapper avec force" -

La nouvelle de la disparition de celui qui a dirigé l’Iran d’une main de fer durant près de 37 ans a aussi été accueillie à Téhéran avec de la musique depuis des fenêtres et par des acclamations de joie dans les rues, selon des vidéos vérifiées par l’AFP.

"Nous sommes dans la rue et nous célébrons la nouvelle", a déclaré à un journaliste de l’AFP basé à Paris une habitante quadragénaire de Téhéran, tandis que des cris de joie étaient entendus en arrière-fond.

Alors que les Etats-Unis et Israël ont dit qu’ils continueraient leurs frappes, plusieurs explosions ont été entendues dans la matinée à Téhéran, ont rapporté des journalistes de l’AFP, peu avant que l’armée israélienne dise frapper « au coeur » de la capitale.

Après de premières menaces de représailles des Gardiens de la Révolution, M. Trump a prévenu sur sa plateforme Truth Social: "S’ILS LE FONT, NOUS LES FRAPPERONS AVEC UNE FORCE SANS PRECEDENT!".

Il a jugé que le peuple iranien tenait là sa "plus grande chance" de "reprendre" le contrôle du pays.

Outre Khamenei, plusieurs hauts responsables iraniens, dont le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, un conseiller du guide suprême, Ali Shamkhani, et le chef d’état-major de l’armée, Abdolrahim Moussavi, ont été tués, a indiqué la télévision d’Etat.

Israël a affirmé avoir tué 40 hauts-gradés, dont Ali Khamenei.

- "Couper la tête du serpent" -

La transition du pouvoir sera assurée par un triumvirat composé de Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, et d’Alireza Arafi, un haut dignitaire religieux, membre du Conseil des Gardiens de la Révolution, selon un média d’Etat.

En Iran, le Croissant-Rouge iranien a annoncé samedi la mort de plus de 200 personnes dans les frappes à travers le pays. Le pouvoir judiciaire a fait notamment état d’au moins 108 morts dans une école de filles, un bilan invérifiable de source indépendante. Israël a dit ne pas être au courant d’une frappe sur une école.

Outre le Golfe et Israël, les hostilités s’étendent ailleurs dans la région.

Des frappes de missiles et drones ont ciblé le nord de l’Irak où sont déployées des troupes américaines. En Syrie, Israël a intercepté un missile iranien, selon une source officielle syrienne. Et en Jordanie, les forces armées ont dit avoir intercepté depuis samedi 13 missiles balistiques.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a justifié l’attaque de samedi par la "menace existentielle" que fait peser selon lui l’Iran sur Israël. Donald Trump a lui dit répondre à des menaces « imminentes » contre les Etats-Unis, liées à la fois au programme nucléaire et aux capacités de missiles iraniennes.

De hauts responsables américains ont accusé samedi les autorités iraniennes d’avoir lancé la reconstruction des sites nucléaires frappés en juin 2025 et d’exclure de discuter de leurs missiles balistiques, un point majeur d’inquiétude pour Israël.

Lire aussi - [Photos-Vidéos] Iran : trois soldats américains et au moins 244 Iraniens tués depuis le début de l’attaque

www.imazpress.com avec l'AFP/[email protected]

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