La FSU salue l’adoption à l’Assemblée nationale de la proposition de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH. Cette avancée est le fruit des mobilisations, des grèves et du combat syndical mené depuis des années avec les personnels. Elle est aussi le résultat du travail mené lors des auditions parlementaires, où les représentant·es de la FSU ont porté la parole des AESH, leurs revendications et la réalité de leur travail sur le terrain. (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Pour la FSU, ce statut doit garantir à l’ensemble des AESH une titularisation, un véritable salaire, une carrière et une formation adaptée. Nous revendiquons un temps plein sur la base de 24 heures hebdomadaires d’accompagnement, reconnaissant l’ensemble du travail effectué : préparation, adaptation, concertation, réunions, échanges avec les familles et formation. Sortir des temps incomplets imposés passe par la reconnaissance de ces tâches trop souvent invisibilisées.
Ce combat est aussi féministe. Dans un métier très majoritairement exercé par des femmes, la précarité et les bas salaires traduisent la dévalorisation des métiers de l’accompagnement. Les compétences des AESH doivent être reconnues comme des qualifications professionnelles. Gagner un statut et un vrai salaire, c’est faire avancer l’égalité et l’autonomie économique des femmes.
Le vote à l’Assemblée est une étape : maintenons la pression pour gagner au Sénat et dans le budget ! L’État doit financer les titularisations, les revalorisations salariales et les recrutements nécessaires, pour l’ensemble des AESH, y compris dans l’enseignement agricole et maritime.
Cette bataille rejoint les mobilisations de la jeunesse et des salarié·es contre la vie chère, pour l’augmentation des salaires, de meilleures conditions d’étude et de travail et des moyens pour les services publics, notamment l’éducation. Une autre répartition des richesses et une fiscalité plus juste doivent permettre de répondre à ces besoins.
La FSU appelle les AESH et l’ensemble des personnels à faire grève et à manifester le 5 novembre, et à construire ensemble les suites de la mobilisation.
Bagnolet, le 30 octobre 2026
