Le SNALC apporte son entier soutien à la professeure agressée hier au collège Paul Hermann. Nous pensons à la communauté éducative de ce collège meurtrie par cette violence contre l'une des leurs (Photo d'archives : www.imazpress.com)
Le SNALC rappelle qu'un suivi éducatif doit être apporté après une exclusion par conseil de discipline avec conditions. La Protection Fonctionnelle doit être automatiquement accordée au personnel agressé. Un contrat avec la famille et l'élève doit être mis en place.
On ne peut accepter que les personnels, professeurs, cpe, aed, aesh soient exposés à des élèves qui montrent de la violence sans un encadrement et un conditionnement de la reprise en classe, au respect de l'autorité de ces personnels.
Dans le contexte que nous connaissons de baisse de dotation en personnels à La Réunion pour la rentrée 2026, le SNALC considère catastrophique qu'on ferme des classes relais dans cette académie! Ces classes doivent être ouvertes et permettre l'accueil d'élèves poly-exclus. La violence doit être stoppée dès ses prémices , en classe, par la prise en charge des élèves concernés par des adultes et la mise en place de règles et de contrats. On ne peut laisser ces élèves démonter l'autorité du professeur sans cesse dans la classe sans que rien ne soit fait, et le laissant seul gérer cette attitude a-scolaire. C'est là que commence la violence et elle se répand vite.
Le SNALC demande que des commissions permanentes se réunissent sur le thème du plan prévention violence pour arrêter de faire l'autruche, pour anticiper, accompagner et enfin mettre des sanctions plus repérables et comprises par la communauté éducative. Certes l'obligation de scolarisation existe mais elle ne doit pas être sans conditions de comportement et de travail. Un suivi de l'élève et une écoute des personnels qui sont quotidiennement face aux classes doivent être mis en place.
Jérôme Motet pour le SNALC Réunion
