Tribune libre de FO

Aides à l’habitat : Force ouvrière dénonce une "régression sociale inacceptable" à La Réunion

  • Publié le 15 avril 2026 à 18:31
  • Actualisé le 15 avril 2026 à 18:38
FO force ouvriere

Force ouvrière tire aujourd’hui la sonnette d’alarme face aux décisions du Conseil départemental qui fragilisent directement les retraités les plus modestes et les personnes en situation de handicap. (Photo Stéphan Laï-Yu / www.imazpress.com)

Depuis le 1er janvier 2025, deux mesures particulièrement injustes sont entrées en vigueur : le recul de l’âge d’accès aux aides à l’amélioration de l’habitat, passé de 60 à 65 ans et la baisse brutale du plafond des subventions, tombé de 18.000 euros en 2023 à seulement 12.800 euros aujourd’hui.

Ces décisions interviennent dans un contexte où le coût des matériaux et de la main-d’œuvre n’a cessé d’augmenter.  Résultat : les bénéficiaires doivent désormais assumer une part de plus en plus importante des travaux, souvent entre 20 et 30 %, ce qui rend ces aides inaccessibles pour beaucoup.

Pour Force ouvrière, cette politique revient à abandonner les gramounes les plus vulnérables. 

Derrière ces chiffres, il y a des réalités humaines inacceptables :
• Des toitures qui fuient à chaque épisode de fortes pluies ;
• Des installations électriques dangereuses laissées en l’état ;
• Des salles de bain non adaptées, avec un risque accru de chute et de perte d’autonomie.

Force ouvrière dénonce une logique purement budgétaire, déconnectée des besoins réels de la population, qui contraint les plus fragiles à faire des choix indignes,  se protéger de la pluie, éviter un incendie ou préserver leur autonomie.

Plus grave encore, les délais d’instruction et de réalisation des travaux sont aujourd’hui tellement longs que certains demandeurs décèdent avant même d’avoir pu bénéficier de l’aide à laquelle ils avaient droit.  Cette situation est scandaleuse.

Force ouvrière exige :
• Le retour immédiat aux conditions d’attribution en vigueur en 2022 ;
• Le rétablissement d’un niveau de financement à la hauteur des besoins réels ;
• La mise en place de procédures accélérées pour les publics les plus fragiles.

Force ouvrière le rappelle avec force le maintien à domicile dans des conditions dignes n’est pas un luxe, c’est un droit.

Le Département ne peut pas faire des économies sur le dos des gramounes de La Réunion !  

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