La CFTC Santé Sociaux Réunion Mayotte s’oppose fermement au projet du gouvernement visant à faciliter le contrôle des arrêts maladie par les employeurs. Cette mesure instaure une suspicion généralisée envers les salariés et remet en cause des droits fondamentaux, notamment le secret médical et le respect de la vie privée. (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
À La Réunion, la réalité est connue : pression, manque de moyens, conditions de travail dégradées, épuisement professionnel. Les troubles liés à la santé mentale sont en forte progression.
Or, cette réalité est encadrée par la loi.
L’article L4121-1 du Code du travail impose à l’employeur de protéger la santé physique et mentale des salariés.
L’article L1110-4 du Code de la santé publique garantit le respect du secret médical.
Faciliter les contrôles patronaux des arrêts maladie va à l’encontre de ces principes, en créant une pression susceptible d’aggraver l’état de santé des salariés, notamment sur le plan psychologique.
- Les abus ne peuvent en aucun cas justifier une remise en cause globale des droits des travailleurs -
La CFTC Santé Sociaux Réunion Mayotte rappelle :
Un arrêt maladie est une décision médicale, relevant exclusivement du médecin
Le salarié n’a pas à justifier son état de santé auprès de son employeur.
La santé mentale est un droit reconnu et protégé par la loi.
Les conséquences de cette mesure seront graves :
Pression accrue sur les salariés malades
Retours au travail prématurés
Aggravation des troubles psychologiques
Climat de défiance dans les entreprises
Les abus ne peuvent en aucun cas justifier une remise en cause globale des droits des travailleurs
- La santé des salariés, y compris mentale, est un droit fondamental -
La priorité doit être donnée à :
L’amélioration des conditions de travail
La prévention des risques psychosociaux
Le respect des obligations légales de protection de la santé
Un dialogue social renforcé.
La CFTC Santé Sociaux Réunion Mayotte appelle à une approche responsable, fondée sur le respect du droit et de la dignité des salariés.
La santé des salariés, y compris mentale, est un droit fondamental.
