Laurent Virapoullé se rend dans l'Ehpad communal sans autorisation, la ville de Saint-André saisit les autorités

  • Publié le 3 juin 2026 à 13:56
  • Actualisé le 3 juin 2026 à 14:57
Laurent Virapoullé se rend dans l'Ehpad communal sans autorisation, la ville de Saint-André saisit les autorités

La ville de Saint-André et son Centre communal d'action sociale (CCAS) ont décidé de saisir les autorités compétentes à la suite des faits survenus le 27 mai 2026 au sein de l'Ehpad communal. Laurent Virapoullé, élu de l’opposition, s'est rendu dans l'établissement sans autorisation. (Photos Stephan Laï-Yu et Richard Bouhet / www.imazpress.com )

Selon les informations de la commune, Laurent Virapoullé, élu de l’opposition, s’est présenté dans l’établissement accompagné de plusieurs personnes, "sans rendez-vous préalable, sans autorisation de la direction et sans qu’aucun motif légitime lié au fonctionnement de l’établissement n’ait été identifié". 

Les faits ont donc été portés à la connaissance de l’autorité judiciaire afin que toute la lumière puisse être faite sur les circonstances exactes de cette visite. "La ville de Saint-André et le CCAS réaffirment leur confiance totale envers les professionnels de l'Ehpad, qui accomplissent quotidiennement leur mission avec dévouement et humanité. Nos aînés méritent le respect. Ils méritent la sérénité. Ils méritent d’être protégés de toute instrumentalisation". 

- "Un Ehpad n'est pas un lieu de communication électorale" -

Dans un communiqué, la mairie de Saint-André reste ferme et rappelle que "un Ehpad n’est pas une salle de réunion politique. Un Ehpad n’est pas un lieu de communication électorale. Un Ehpad n’est pas un espace des né à accueillir des opérations d’influence ou de promotion personnelle".

La commune a précisé que les règles d’accès à ces établissements existent pour une raison simple : "garantir la sécurité des résidents, préserver leur tranquillité, protéger leur intimité et assurer le bon fonctionnement du service public. Nul ne peut s’affranchir de ces règles".

"Dans un contexte local déjà marqué par de fortes tensions politiques, la présence d’un responsable politique au sein de l’établissement, accompagné d’une ancienne colistière et procédant à des échanges avec des agents ainsi qu’à des prises de photographies, ne peut que susciter de légitimes interrogations sur les objectifs poursuivis", a martelé Joé Bédier, maire de Saint-André et président du CCAS.

L’équipe municipale majoritaire refuse que les établissements accueillant des personnes âgées deviennent des terrains de communication politique : "Nous refusons que les résidents, leurs familles et les agents soient exposés à des démarches étrangères aux missions de l’établissement. Nous refusons que l’image et les moyens d’un service public communal puissent être utilisés sans autorisation dans un objectif qui n’est pas celui de l’accompagnement des personnes âgées". 

www.imazpress.com / [email protected]

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