La ville du Port interpelle ce mercredi 22 juillet les parlementaires réunionnais pour mieux lutter contre les violences sexuelles, sexistes et morales dans le domaine de la culture. Les élus portois appellent à amender la proposition de loi déposée sur cette même thématique le 26 mai 2026. (Photo photo Stephan Laï-yu/www.imazpress.com)
Pour durcir le texte législatif initial, Olivier Hoarau, maire du Port, et Isabelle Erudel, conseillère municipale déléguée à la promotion des droits des femmes, demandent une série d'ajustements.
En premier lieu, ils avancent l'idée d'un « boycott définitif médiatique et événementiel pour les individus condamnés pour violences et harcèlement sexistes et sexuels », selon le communiqué de presse du Port. Boycott qui ne serait que temporaire dans le cas d'une mise en examen et dans l'attente d'un verdict définitif.
Autre proposition, celle d'octroyer des compensations financières « conséquentes » aux victimes de violences. Des « réparations pécuniaires » qui auraient notamment pour but d'éviter les « mises sous silence » de ces situations problématiques grâce à des arrangements financiers privés.
Enfin, troisième volet de cette interpellation aux députés et sénateurs réunionnais, celui de la sensibilisation. Afin « d'éveiller les consciences », l'idée est de proposer des activités et des sessions de prévention dans les écoles de cinéma, d'art ou de musique.
À terme, ces propositions visent à faire évoluer un système discriminant et violent à l'égard des plus vulnérables dans le monde de la culture. Un système où sévissent un « harcèlement banalisé, des attouchements et des viols impunis ».
Dans un courrier, la député Karine Lebon répond à Olivier Hoarau. Elle souligne l'importance de continuer à rester mobilisé pour que cette question des violences dans le milieu culturel soit inscrite rapidement à l'agenda de l'Assemblée nationale.
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