La CGTR, avec l’ensemble des organisations syndicales, a contraint le gouvernement à reculer sur sa volonté de remettre en cause le 1er mai. La non-convocation de la commission mixte paritaire constitue une première victoire obtenue par la mobilisation des travailleuses et des travailleurs (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Mais la CGTR tient à le dire clairement : ce recul n’est pas un abandon.
Ce projet injuste peut revenir à tout moment. La vigilance et la mobilisation restent indispensables.
Car derrière cette attaque contre le 1er mai, c’est une offensive globale contre le monde du travail qui est à l’œuvre :
- attaques contre nos salaires,
- remise en cause de nos arrêts de travail,
- recul de nos droits à la retraite,
- dégradation continue de nos conditions de vie.
À La Réunion, cette situation est encore plus insupportable, la population est la grande oubliée.
La hausse brutale des carburants frappe de plein fouet les travailleurs, les familles, les jeunes.
Pendant ce temps, les aides publiques, qu’elles viennent de l’État ou de la Région sont distribuées mais rien pour la population:
"Nous sommes la dernière roue du carrosse, la variable d’ajustement".
Cette injustice sociale ne peut plus durer, la mobilisation récente a montré une chose essentielle :"quand les travailleurs se mobilisent, le gouvernement recule."
C’est ce rapport de force qu’il faut maintenant amplifier.
Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres. C’est la journée internationale des travailleurs, celle où nous faisons entendre nos revendications :
- augmentation des salaires,
- lutte contre la vie chère,
- justice sociale pour La Réunion,
- respect des droits des travailleurs.
La CGTR appelle à une mobilisation massive ce 1er mai. Une mobilisation d’ampleur pour envoyer un message clair : nous ne reculerons plus.
Nous devons imposer un nouveau rapport de force, à la hauteur des attaques que nous subissons.
Première victoire, oui. Mais le combat continue.
Et c’est par la mobilisation que nous gagnerons.
