Tribune libre de Jean Claude Comorassamy

La santé et l'hôpital public, deux des piliers de la présidentielle

  • Publié le 15 décembre 2021 à 14:06
  • Actualisé le 15 décembre 2021 à 15:24

Durant ces vingt cinq dernières années plusieurs gouvernements, que se soit les gouvernements de droite, de gauche et du milieu, ils ont fait le même diagnostic que l'hôpital public et la santé vont mal. Et, à chacun son tour, ils ont administré des traitements (réformes) visant soi-disant à améliorer l'hôpital public. (Photo d'illustration www.ipreunion.com)

Successivement, nous avons connu dès 1995 les ordonnances de M.Juppé, en 1999 la loi Kouchner, en 2009 avec Mme Bachelot la loi Hôpital Patient Santé et Territoire (HPST), la loi Santé de 2016 promulguée par Mme Marisol Touraine et dernièrement en 2020 avec M. Olivier Veran le Ségur de la santé. Car la crise sanitaire a mis en lumière, les besoins de la santé, les conditions de travail et la reconnaissance et la valorisation de l’ensemble du personnel hospitalier...les faiblesses de nos hôpitaux publics.

Ainsi dira M. Veran, que des mesures nécessaires doivent être mises en œuvre pour protéger la santé des populations, celle des personnels de la santé et des soignants (e) parmi lesquels une grande majorité de femmes. Des revendications que tous les syndicats réclamaient depuis des années dont la crise sanitaire est venue confirmer les besoins d’urgence.

Un plan d’action pour sauver l’hôpital public et la santé

Ainsi à l’aube de cette élection présidentielle de 2022, les candidats semblent respecter cette tradition et proposent comme promesse électorale leurs mesures d’urgence pour sauver l’Hôpital public. Certains remettant en cause la loi de Mme  Bachelot (loi HPST) pour " redonner plus de pouvoirs aux chefs de service hospitaliers, nommer des médecins pour diriger les hôpitaux voire en Co-gestion toujours avec un médecin, d’autres insistent pour que les directeurs d’hôpitaux soient que des médecins et qu’il fallait débureaucratiser l’Hôpital public ".

Mais tous pensent que l’hôpital public ne doit pas être géré comme une entreprise et que la privatisation des hôpitaux est la pire des choses qui puissent manifester pour la santé.

C'est pour cette raison à l’approche de la présidentielle, que la crise sanitaire est venue placer la santé et l’hôpital au cœur des inquiétudes des français.

Et, face au regain d’intérêt à l’hôpital public et à la santé avant même le pouvoir d’achat, les candidats sont attendus au tournant de cette présidentielle et devraient présenter un plan d’action répondant aux attentes de la population, des syndicats mais aussi du personnel concernant, l’augmentation des lits, les risques de saturation des hôpitaux, l’accès aux soins, l’amélioration des conditions de travail, reconnaissance et valorisation du personnel de l’hôpital, les déserts médicaux, le financement de l’hôpital public, la reprise de l’endettement, les nouveaux investissements, projets, recherche …etc. sans que la santé mentale et la psychiatrie ne soient oubliées au programme.

Le temps semble venu pour que chaque candidat(e) apporte sa pierre à l’édifice. En effet, la gestion la crise sanitaire sera un des sujets de débats et d’enjeu électoral fort.

Car, la santé, ce bien essentiel peut faire gagner ou perdre un candidat à l’élection présidentielle. Bref que l’on se dise clairement, quels sont les objectifs pour notre système de santé et de l’hôpital pour ce futur quinquennat.

Jean Claude Comorassamy

 

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1 Commentaires
Odile
Odile
1 an

Hier soir le président de la république a dit et confirmé que "l'hôpital s'est trop bureaucratisé qu'il faut redonner le pouvoir à ceux et celles qui soignent..." Enfin une bonne idée, reste maintenant à connaitre les contenus de la réforme qui sera mise en place s'il est réélu en 2022. Bon diagnostic reste les remèdes à appliquer. Merci.