Le gouvernement doit apporter des réponses non pas par la force et la répression mais en écoutant les revendications ! Car les lycéennes et les lycéens se mobilisent depuis plusieurs jours contre leurs mauvaises conditions d’études : état du bâti, inégalités, sélection pour l’accès aux études supérieures, professeur·es non remplacé·es, emploi du temps intenables... (Photo : Richard bouhet/www.imazpress.com)
Les témoignages d’élèves blessé·es, violenté·es, menacé·es sont chaque jour plus nombreux. C’est inacceptable ! Nous condamnons fermement ces réponses qui confirme que ce gouvernement ne sait répondre que par la violence à la colère sociale, y compris celle de la jeunesse.
Nous soutenons les revendications lycéennes d’autant plus qu’elles sont au cœur de nos mobilisations et revendications dénonçant le manque de moyens depuis plusieurs années. Au-delà de la question des moyens, les élèves réclament plus d’égalité et la justice sociale conscients que les politiques d’Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs ont abîmé sciemment les principes de l’École de la République. Nos politiques préfèrent cajoler les personnes âgées qui votent massivement que les jeunes qui ne s’intéressent guère à la politique et donc votent peu.
Faisons un arrêt sur image un instant. Quel avenir offre-t-on aujourd’hui à un jeune ?
Rien n’est fait contre le dérèglement climatique ! Ce sont eux qui vivront encore sur notre planète dans 40-50 ans et la situation sera encore pire ! Existera-t-il encore un système de retraite tant il est attaqué de toutes parts ? Les diplômes ont-ils encore de la valeur et donc est-il encore nécessaire de faire des études ? Un rapport sénatorial a apporté une première réponse en préconisant, le 09 septembre 2026, que l’accès à l’université ne se fasse plus avec le Baccalauréat mais avec une sélection ? Le gouvernement est-il capable de conduire une politique éducative cohérente ? Bref le pilote à la barre sait-il où il va ? Avec 398 modifications du Code de l’Education sous l’ère macroniste, soit 1/semaine en moyenne contre 60 modifications sous Jacques Chirac, permettez-nous d’en douter.
DONC OUI LES ETUDIANTS ONT TOUTES LES RAISONS D’ETRE EN COLERE ! ET LA CGTR EST AVEC EUX !
La CGTR Educ’Action
