Quand nos chemins spirituels se rencontrent : un même appel à l’essentiel ! En ces jours où le Carême chrétien et le Ramadan se rencontrent dans le calendrier, nos chemins spirituels se croisent autour d’une même aspiration : purifier le cœur, grandir dans la foi et rechercher la paix (Photo : rb/www.imazpress.com)
Ces temps de jeûne, de prière et de partage nous rappellent que l’essentiel ne se trouve ni dans le bruit ni dans l’agitation du monde, mais dans le silence intérieur où l’homme rencontre Dieu.
Ils invitent chacun, chrétien ou musulman, à renouveler son regard, à poser des actes de miséricorde et à redonner au Créateur la première place.
Dans un monde marqué par la violence, les divisions et la perte de repères, ces temps de jeûne et de prière résonnent comme une invitation à la prise de conscience.
Ils nous rappellent que l’homme ne peut pas tout, qu’il n’est pas le centre de tout, et qu’il a besoin de se tourner vers plus grand que lui.
Mettre Dieu — le Créateur — à la première place, c’est redonner du sens à nos choix, à nos relations, à notre manière de vivre ensemble.
C’est apprendre à se maîtriser, à partager, à pardonner, à servir.
Peut-être est-ce un discret clin d’œil du Ciel : au-delà de nos différences culturelles ou religieuses, l’humanité est appelée à l’humilité, à la conversion du cœur et à la paix.
Quand l’homme accepte de se dépouiller — de ses excès, de son orgueil, de ses jugements — il devient plus disponible à Dieu et plus attentif à son frère.
C’est dans le retour à l’essentiel que naît la paix véritable.
Revenir à l’essentiel, c’est laisser plus de place à Dieu… pour que l’homme retrouve sa vraie grandeur.
Que ce temps soit pour les chrétiens un Carême fécond, un chemin de conversion et d’espérance.
Que ce temps soit pour les musulmans un Ramadan béni, source de purification et de lumière.
À tous, un temps de grâce, de fraternité et de profonde élévation intérieure.
