Vers 9h15, comme convenu, nous étions bien devant la Cour d’Appel. Le CRI et leurs portes paroles étaient bien présents également. Cependant, comme le mot d’ordre était "Ne pas mettre le Ministre dans l’embarras" l’accès aux abords immédiat de la Cour d’Appel nous en a été empêché par tout un déploiement dissuasif des forces de l’ordre.
Sur les directives insistantes des services d’ordre nous nous sommes repliés vers les jardins de la Préfecture. Le Deal avec la fonctionnaire du RT (Renseignement Territorial) étant qu’on bénéficiera d’une audience avec la délégation ministérielle à 17h45.
Petit anecdote grand guignolesque juste après notre délogement de l’angle de la cour d’appel et comme écho aux dysfonctionnements ambiants à réparer, la barrière du parking par lequel devait accéder M. DARMANIN et tous ceux dans son sillage, c’est mise à "dérailler" comme si elle les bastonnait tous pour leurs condamnations dans des jugements iniques. Elle semblait leur dire, comme nous ne cessons de leur dire "ASSÉ, ARÈT À ZOT – PLUS JAMAIS ÇA !"
À 10h30, nous avons été rejoints par M. LEGUET (Chef du cabinet du Préfet) avec qui nous avions rdv pour lui remettre un courrier et plusieurs pièces à destination de M. DARMANIN.
Lui et un autre fonctionnaire du RT qui l’accompagnait nous ont confirmé notre audience de dernière minute pour le soir même à 17h45 auprès de la délégation du Ministre de la Justice.
À 17h45, les 3 portes paroles du CRI 974 se sont donc présentés. Il s’agit de Mme FONTAINE Jocelyne, de M. GENCE Jacques et de M. YU-CHACK Josian.
Préalablement à l’audience, le CRI a adressé un courrier au Ministre de la Justice. La teneur de ce message :
- Les carences du rapport de la commission d'enquête parlementaire du 04/12/2025 intitulé "dysfonctionnements obstruant l'accès à une justice adaptée aux justiciables ultramarins" occultant les graves dysfonctionnements de l’institution judiciaire réunionnaise et les dénis de justice dénoncés par le CRI du 974 le 12/11/2025 (compte rendu n° 51) avec toutes les preuves factuelles transmises.
- Pourquoi les différents représentants de l’État et ses prédécesseurs maintes fois sollicités font la sourde oreille aux cris de détresse des justiciables réunionnais bafoués dans leurs droits et condamnés dans des procédures et jugements iniques ?
- Mettre un frein à toute cette corruption institutionnelle d’envergure à la Réunion, notamment les détournements de fonds publics rapportés par le CRI, portant une grave atteinte au pacte social.
- Et l’urgence de la création d’une commission (ou autre structure similaire) de réparation des dénis de justice (Art. L141-1 du COJ) chargée de tout restituer aux justiciables lésés, notamment dans le domaine : du foncier, des tutelles, des successions, ...
L’entretien très cordial, en présence de M. BROUSSILLON Anthony (Conseiller du Ministre de la Justice) et Mme ROBERT (déléguée de la Préfecture) a duré environ 1 heure, à l’issue de laquelle on nous assuré que le Ministre de la Justice sera informé de nos observations et de nos doléances. Cependant, comme nous le craignions, aucun engagement écrit concernant notre projet de création d’une commission ou d’une structure quelconque pour réviser et réparer les nombreux dénis de justice (Art. L141-1 du COJ) sur l’île.
Dans cette optique, le CRI du 974 n’aura de cesse d’interpeller notamment nos députés et sénateurs, dont particulièrement ceux qui étaient censés faire partie de la commission parlementaire "dysfonctionnements obstruant l’accès à une justice adaptée aux ultras marins" à laquelle nous avons aussi participé le 12/11/2025 (compte rendu n° 51) : M. NAILLET Philippe (qui n’en ferait finalement pas partie selon lui ?), M. RATENON Jean Hugues et M. RIVIERE Joseph qui ont brillé par leur grande réserve.
AUTOUR DE LA VISITE DE M. DARMANIN AU CENTE PÉNITENCIER DE ST PIERRE LE SAMEDI 21/02/2026 :
Conformément à la pressante recommandation d’un RT de ne pas importuner M. DARMANIN lors de sa visite, le CRI a tout de même souhaité lui laisser un message devant la prison de St Pierre 3 H avant son passage.
LANCEMENT DE LA PÉTITION DU CRI DU 974 "STOP aux dysfonctionnements judiciaires ! Le CRI du 974 demande la création d'une commission de réparation des dénis de justice (Art. L141-1 du COJ)"
- Le CRI du 974 a lancé symboliquement hier sa pétition citoyenne et demande à tous les citoyens de la soutenir et de la signer dans l’intérêt général.
- Le CRI du 974 n’est pas contre la Justice.
- Le CRI du 974 agit pour que plus jamais un justiciable ne soit brisé dans le silence, pour améliorer la pratique de la justice et non pas pour la fragiliser.
Une institution forte est capable d’entendre la critique citoyenne. La Justice ne changera pas sous la menace mais sous la lumière. Et le CRI du 974 veut l’éclairer pour le bien commun.

