En ma qualité de vice-président du groupe d'amitié France-Inde à l'Assemblée nationale, J’attire votre attention, Monsieur le Président de la République, sur la demande d’exemption de visas entre La Réunion et l’Inde, émise par l’association réunionnaise Tamij Sangam. (Photo : rb/www.imazpress.com)
En France, les conditions de délivrance des visas pour l'outre-mer pour les territoires ultramarins sont définies par des arrêtés spécifiques à chaque collectivité ou territoire d'outre-mer ; en l’espèce, par l’arrêté du 26 juillet 2011 relatif aux documents et visas exigés pour l'entrée des étrangers sur le territoire de la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et de la collectivité de Saint-Pierre-et-Miquelon.
L’Inde figure sur la liste des pays ou des entités administratives dont les titulaires de passeport sont dispensés de visa pour entrer sur les territoires ultramarins susmentionnés afin d'y effectuer des séjours dont la durée n'excède pas 90 jours sur toute période de 180 jours.
Concernant l’Inde, cette dispense de visa s'applique :
Aux titulaires d'un passeport diplomatique ;
Aux titulaires d'un passeport ordinaire sur lequel est apposé un visa à entrées multiples dont la durée de validité est
comprise entre six mois et cinq ans, délivré par une autorité consulaire française ;
Aux titulaires d'un passeport en cours de validité, passagers d'un navire de croisière, pour une escale n'excédant
pas 24 heures et sous réserve d'être en possession d'un certificat d'escale émis par la société de croisière avant sa
descente du bateau.
La liste des passagers susceptibles de bénéficier de cette dispense est transmise par les responsables des sociétés de croisière au service de police chargé du contrôle aux frontières au moins 24 heures avant la date d'entrée dans le port concerné.
La liste comprend les informations suivantes : nom, prénom, date de naissance, nationalité, numéro et date d'expiration du passeport de chaque passager.
- Dans les ports éligibles, ces informations sont transmises via le guichet unique portuaire -
Pour entrer sur le territoire du département de La Réunion : pour les séjours d'une durée inférieure à quinze jours
pour les ressortissants dont le voyage et le séjour sont organisés par l'intermédiaire d'une agence agréée.
L’ouverture probable d’une liaison aérienne entre La Réunion et l’Inde par une compagnie indienne renforce l’idée
selon laquelle il convient de modifier l’arrêté du 26 juillet 2011 relatif aux documents et visas exigés pour l'entrée des étrangers sur le territoire de la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et de la collectivité de Saint-
Pierre-et-Miquelon, afin d’élargir les critères d’exemption de visas entre La Réunion et l’Inde.
L’Histoire lie intrinsèquement l’île de La Réunion et l’Inde. De par l’esclavage et l’engagisme, l’Inde constitue une
partie des racines des Réunionnais.
Ainsi, les Réunionnais sont attachés à voyager en Inde dans une démarche
identitaire, qu’elle soit culturelle et/ou cultuelle.
D’un point de vue touristique, le marché indien représente une opportunité pour La Réunion. L’île intense possède
les atouts pour rayonner au sein de son bassin géographique.
Au premier semestre 2025, La Réunion se félicite d’enregistrer 272.284 touristes, soit une hausse de 3% par rapport à la même période en 2024. Cependant, 82% des touristes, soit 220.000, viennent de l’Hexagone. Le tourisme réunionnais a besoin d’une diversification de ces points d’entrée.
Ces raisons doivent amener les autorités françaises et indiennes à trouver un accord afin de faciliter davantage les
voyages entre La Réunion et l’Inde.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma haute considération.
Perceval Gaillard

Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour obtenir des voix de la communauté. Après une journée férié, le voilà avec la suppression des visas ! Pendant ce temps notre pouvoir d'achat est en baisse la pauvreté continue de servir, les produits alimentaires augmentent....La diversion est l'art de nos politiques.