Le PLF 2026 fait son retour en ce début d’année à l’Assemblée nationale et avec lui son article 25 sexdecies qui prévoit la possibilité, pour le département de La Réunion, de majorer les tarifs de l’accise sur les alcools produits et consommés à La Réunion, ainsi que le tarif normal applicable à la catégorie fiscale des alcools. (Photo sly/www.imazpress.com)
La Réunion dispose aujourd’hui d’une fiscalité particulièrement faible sur les alcools forts. Ainsi, la fiscalité en ce qui concerne les rhums et leurs dérivés est 50 fois moins élevée à La Réunion que dans l’hexagone !
Les conséquences sont particulièrement dramatiques pour notre île (violences intrafamiliales, syndrome d’alcoolisation foetale, accidents de la route…). Ces prix faibles encouragent l’alcoolisme avec une part minoritaire de la population qui consomme la majorité des quantités d’alcool vendues.
L’île est la première région de France en nombre de morts provoqués par l’alcool : 450 personnes en moyenne par an selon l’Observatoire régional de santé.
Si la préservation du tissu économique lié aux filières de production locale est bien sûr nécessaire, avec par exemple un soutien à l’exportation, elle ne peut se faire au détriment des Réunionnaises et des Réunionnais et de notre cohésion sociale.
La santé publique doit primer. Le financement des politiques de prévention et de lutte contre les méfaits de l'alcool, qui serait notamment assuré par le produit de cette taxation renforcée, est essentiel.
Dès lors, j’appelle solennellement mes collègues députés membres de la commission des finances, qui vont examiner le PLF cette fin de semaine, à assurer le maintien du dispositif dans le projet de loi de finances.
Je serai mobilisé avec mon groupe parlementaire en vue de l’examen du texte en séance pour défendre cette hausse nécessaire de la fiscalité sur les alcools forts à La Réunion.
Philippe Naillet, Député de La Réunion 1ère circonscription
