Tribune libre de la Voix citoyenne de La Réunion

Urgence climatique, sociale et démocratique : La Réunion refuse la politique du pire et lance l'Acte 1 de la résistance

  • Publié le 27 septembre 2026 à 12:05
Urgence climatique, sociale et démocratique : La Réunion refuse la politique du pire et lance l'Acte 1 de la résistance

Ce samedi 26 septembre 2026, La Voix Citoyenne de La Réunion s'est mobilisée sur le Parvis des Droits de l'Homme, à Champ Fleuri, dans le cadre de l'appel national à la mobilisation pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. (Photo DR)

Une vingtaine de personnes se sont rassemblées pour marquer, à l'échelle réunionnaise, ce que le mouvement a qualifié d'"Acte 1 de la résistance".

- Une mobilisation d'ampleur nationale -

Cette action locale s'inscrit dans un mouvement national de grande ampleur : selon le bilan communiqué par le Mouvement du 26 septembre, 120 000 personnes se sont mobilisées dans 260 villes et communes à travers la France, dont 8 000 personnes place de la République à Paris. L'appel, signé à la veille du rassemblement par plus de 51 430 personnes et 1 206 organisations, réclame des réponses politiques à la hauteur de l'urgence climatique et sociale, après un été marqué par les canicules, les incendies et les sécheresses.

Les personnes mobilisées à l'échelle nationale demandent la mise en œuvre de trois plans complémentaires : un plan d'urgence pour protéger les populations face aux événements climatiques extrêmes, un plan national d'adaptation des territoires, et un plan d'atténuation pour agir sur les causes du dérèglement climatique, notamment via la sortie des énergies fossiles.

- À La Réunion, un moment de parole et de mobilisation citoyenne -

Sur le Parvis des Droits de l'Homme, plusieurs personnes ont pris la parole pour partager leurs constats et leurs convictions. Les échanges ont notamment porté sur l'insuffisance des politiques de transition écologique menées ces dernières années — un constat partagé, selon les intervenants, jusque dans les rapports d'institutions telles que le FMI — ainsi que sur la répartition inégale de la ressource en eau, sujet particulièrement sensible pour de nombreux territoires.

Les participants ont également rappelé le poids d'une dette trop importante laissée aux jeunes générations, et souligné que les difficultés du quotidien — notamment celles liées au pouvoir d'achat — ne sont pas des enjeux isolés, mais s'inscrivent pleinement dans un combat plus large pour la justice sociale. Au-delà de la colère et de l'inquiétude, plusieurs intervenants ont insisté sur l'amour, pour leurs enfants comme pour le vivant, comme moteur puissant de l'engagement et de l'action collective.

Les participants, dont des enfants, ont également insisté sur la responsabilité de la génération actuelle à l'égard des suivantes, et sur la nécessité de transmettre une terre vivable et un écosystème préservé.

Giovanni Payet, président de La Voix Citoyenne - La Réunion, a réaffirmé à cette occasion l'attachement de l'association aux valeurs de la République, au droit et à la justice, ainsi que sa conviction que l'engagement citoyen, même modeste en nombre, contribue à peser sur le débat public : « Ce n'est pas le nombre qui compte aujourd'hui, mais le fait de se lever, de dire ce que nous voulons pour nous-mêmes et pour nos enfants. Ce n'est qu'un début. »

- Une mobilisation appelée à se poursuivre -

Comme dans de nombreuses villes de France, où les manifestations ont été suivies dassemblées citoyennes locales, La Voix Citoyenne - La Réunion entend inscrire cette première mobilisation dans la durée. Un rassemblement national de délégués des collectifs locaux est par ailleurs annoncé fin octobre, avec pour objectif de structurer le mouvement autour des enjeux de santé, d'environnement, d'éducation et de justice sociale.

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