Spleen

"Je privilégie l'artistique"

  • Publié le 4 août 2006 à 00:00

Spleen préfère l'artistique à la gloire. Il connaît La Réunion et le Sakifo musik. En 2004, lors de la première édition du festival, avec Heez Bus, son groupe de l'époque, il avait assuré la première partie d'Asian Dub Foundation

Pour avoir présenté un spectacle "allégé", ces derniers avaient été vertement critiqués par la presse et le public. Heez Bus, par contre, avec été ovationné. Le rappeur français s'en souvient encore et même s'il a quitté le groupe, il espère que le public lui réservera le même accueil.
Spleen a déjà "sorti" un album. Le prochain est prévu pour mars - avril 2007. "Je vais profiter de ma tournée aux Etats-Unis avec le groupe Cocorosie pour lancer l'album" explique-t-il. C'est que l'artiste a plusieurs cordes à son arc. Outre sa carrière solo, il se produit avec les Américains de Cocorosie et fait aussi du théâtre. Pas toujours facile à gérer.
Il y a quelques mois, il a décidé de ne pas participer aux Transmusicales de Rennes. "Arriver à décrocher une invitation pour cette manifestation relève souvent de l'exploit. J'aurais pu y aller et peut-être être sacré révélation du festival. J'ai préféré ne pas y aller parce que je devais jouer une pièce de théâtre à la même date. Dans le milieu beaucoup de gens m'ont dit que j'étais fou de refuser les Transmusicales. Tant pis, j'ai fait ce que j'avais envie de faire" commente le jeune chanteur.
Parlant ensuite de l'évolution du rap et notamment de ses formes les plus "dures", le crunk par exemple, Spleen remarque, "la violence contenue dans ces textes vient forcément de la misère et du mal être de leurs auteurs. Il faut savoir qu'aux Etats-Unis il y a une réelle frontière entre les Noirs et les Blancs et plus globalement entre les pauvres et les riches. Là bas lorsque l'on est pauvre l'on est vraiment exclu de tout. C'est de cette frustration qu'est né le crunk". Il estime que cela n'est peut-être pas une mauvaise chose. "Partout dans le monde, en Afrique, aux Etats-Unis ou ailleurs l'expression de la rage et de la violence contenue dans les frustrations surgit souvent sur une création artistique très riche, très pointue et finalement positive".
Celui qui dit ne pas faire de la musique "pour la gloire" parce qu'il "privilégie l'artistique", se produira ce samedi 5 août à partir de 18 heures au Chapito
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