Formé aux Beaux-Arts à Rouen, le peintre Tony Pipard - c'est son vrai nom -, est installé à La Réunion depuis 6 ans. AprÚs avoir décidé de consacrer toutes ses productions à La Réunion, il se lance dans une série d'expositions. PremiÚre au restaurant Artocarpe à Saint-Paul jusqu'au 30 mars 2009.
Ses tableaux, trĂšs denses et colorĂ©s, prĂ©sentent des villes grouillantes de motifs avec un style intemporel, hors mode, qui n'est pas sans rappeler l'illustration de livres pour enfants. Tony Pipard savait dessiner, avant mĂȘme de savoir Ă©crire. "J'ai toujours prĂ©fĂ©rĂ© le dessin comme mode d'expression. A l'Ă©cole, je dessinais au lieu d'Ă©crire, ce qui agaçait mes enseignants : l'Ă©ducation nationale n'est pas prĂȘte pour ça ! J'ai rĂ©ussi tout de mĂȘme Ă passer Ă travers les mailles jusqu'au lycĂ©e", raconte avec humour ce licenciĂ© des Beaux-Arts de Rouen.Aujourd'hui, le peintre mĂȘle des mots Ă ses peintures pour vĂ©hiculer des messages, mais aussi pour l'amour de la phonĂ©tique, avec des jeux de mots : "solide haritĂ©" ou "tout est Ă vende - manque d'R". Sa prĂ©occupation du moment, c'est l'urbanisme. C'est sur thĂšme qu'il expose jusqu'au 30 mars au restaurant l'Artocarpe Ă Saint-Paul ( 47, rue Rhin et Danube). Se considĂ©rant "comme un petit rĂ©volutionnaire dans ce domaine", il veut sensibiliser la population Ă l'importance de prĂ©server son espace urbain.
Le peintre vit de son art, il dit "gagner peu, mais suffisamment pour vivre". Alors qu'il travaillait avant avec cinq galeries en France mĂ©tropolitaine, Tony Pipard a dĂ©cidĂ© de lever le pied et exposer davantage Ă La RĂ©union. "Ici, le public est lĂ et a une bonne comprĂ©hension de mon travail. Il y a des choses Ă faire". Ses ?uvres devraient ĂȘtre visibles prochainement Ă la mairie de Saint-Paul et au Conservatoire botanique de Mascarin Ă Saint-Leu.
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