La célÚbre danseuse indienne Nivedita Parthasarphy et sa troupe sont à La Réunion pour deux spectacles. Ils sont invités par l'Union Sanathan Dharma Dev Koïlous et Indianistes de La Réunion (USKIR), en collaboration avec l'ODC (office départemental de la culture), dans le cadre de la célébration du nouvel an tamoul. La troupe proposera notamment des chorégraphies du bharat natyam, la plus ancienne danse traditionnelle de l'Inde
Nivedita Parthasarphy et ses six danseuses, drapées dans des costumes aux couleurs orientales ont conçu à l'occasion de leur premier passage à La Réunion, un spectacle de deux heures spécialement axé sur le nouvel an tamoul.En premiÚre partie, indique Nivedita Parthasarphy dans la conférence de presse qu'elle a tenue ce mercredi 6 avril 2005, "nous proposerons des chorégraphies du bharat natyam. Cette danse constitue probablement la plus ancienne danse traditionnelle de l'Inde, transmise de maßtre à disciple depuis au moins deux mille ans. C'est aussi le style le plus répandu en Inde, y compris hors de sa région d'origine, le Tamil Nadu".
En deuxiÚme partie, les danseuses mettront en scÚne des faits de la mythologie hindoue, mimée par une gestuelle et des mimiques faciales. Il s'agit ici de raconter l'histoire du dieu Vishnou, de ses dix incarnations et de son combat contre le mal. Une danse du paon est également au programme.
Rigueur et persévérance
Nivedita Parthasarphy danse depuis qu'elle a neuf ans et dit avoir suivi les traces de sa mĂšre et de sa grand-mĂšre. Elle dirige Ă ChennaĂŻ en Inde une Ă©cole de danse qui forme environ 50 danseurs par an. Loin des feux de Bollywood, elle dit vivre sa danse comme une passion. Pour elle "Bollywood attire peut-ĂȘtre la grosse foule, mais la danse classique indienne exige un travail de rigueur et de persĂ©vĂ©rance et apporte plus de respect".
L'artiste a déjà transmis sa passion à son fils de sept ans. Sur scÚne, il joue le rÎle du dieu Krishna. La troupe se produira ce vendredi 8 avril au théùtre de Champ Fleuri et le 9 avril au théùtre de Saint-Gilles. Les artistes mettront le cap sur Maurice pour d'autres pas.

